Les autorités françaises sont sur le qui-vive après la réapparition du site Coco, désormais rebaptisé Cocoland. Cette réouverture a été signalée par le parquet de Paris, qui a immédiatement confié l'enquête à l'unité cyber de la gendarmerie. À mi-avril, Sarah el Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, avait déjà tiré la sonnette d'alarme concernant le retour de cette plateforme controversée, qui avait été fermée en 2024 pour avoir facilité des agressions sexuelles et des guets-apens homophobes, comme l'affaire Pelicot l'a révélé. D'après le quotidien Ouest France, cette résurgence s'effectue via une nouvelle adresse URL.
Jusqu'à présent, les investigations sur la plateforme Coco avançaient bien selon des sources proches du dossier. Le parquet de Paris a en effet ouvert une enquête sur la réouverture du site, confiée à l'unité nationale cyber de la gendarmerie nationale, a révélé le ministère public.
Le fondateur du site condamné
Cocoland est administré par Isaac Steidl, un individu immatriculé à l'étranger qui est considéré comme un repère de prédateurs par des associations de protection de l'enfance. Le site a été fermé en juin 2024 pour diffusion de contenus illicites. Steidl a été inculpé le 9 janvier 2025 à Paris pour plusieurs charges, dont la complicité de trafic de stupéfiants, la détention et diffusion d'images pédopornographiques, et la corruption de mineurs via Internet. Celui-ci a décidé de contester ces accusations.
Face à cette situation, Sarah el Haïry a déclaré sur RMC que 'le retour du site Coco est une véritable gifle à la promesse de protection que nous faisons', soulignant l'urgence et la gravité de la situation.







