La Poste vient de subir une deuxième cyberattaque d'une magnitude alarmante en seulement dix jours. Après avoir paralysé ses systèmes le 1er janvier, les sites de La Poste, de La Banque Postale et de Docaposte ont de nouveau été indisponibles cette semaine à partir de 3h30, laissant des millions d'utilisateurs dans l'impossibilité d'accéder à des services essentiels tels que le suivi des colis et la gestion des comptes en ligne.
Les premières informations indiquent que cette nouvelle attaque a été caractérisée par un nombre sans précédent de tentatives de connexion, atteignant plusieurs milliards par seconde, obstruant ainsi l'accès aux serveurs de La Poste. Ce mode opératoire souligne la recrudescence des cybermenaces, notamment avec l'augmentation des attaques par déni de service (DDoS), des manœuvres qui cherchent à saturer la bande passante des serveurs pour les rendre inaccessibles, comme l'explique un expert en cybersécurité du Journal du Dimanche.
"Ce type d’attaques est particulièrement insidieux, car il ne s'agit pas nécessairement d'une violation de données sensibles, mais plutôt d'un acte de sabotage qui affecte les opérations normales de l'entreprise", confie-t-il.
Ce n'est pas la première fois que La Poste se retrouve dans de telles situations. En décembre, la société a également été ciblée par des hackers prorusses, entraînant des perturbations massives sur le suivi des colis pendant la période des fêtes. Le Monde a rapporté que ces attaques sont souvent orchestrées par des groupes organisés utilisant des réseaux de machines piratées pour maximiser leur impact.
Un porte-parole de La Poste a déclaré : "Nous mettons tout en œuvre pour rétablir nos services et enquêtons avec les autorités compétentes. Nos clients doivent être assurés de notre engagement à rétablir la sécurité de leurs données et l'intégrité de nos services".
Cette situation a conduit à un sentiment croissant d'inquiétude parmi les utilisateurs, qui se demandent comment une entreprise de cette envergure peut être mise à mal par des cybermenaces. Les autorités, de leur côté, renforcent leur vigilance face à ces menaces, particulièrement dans un climat géopolitique tendu. France Info souligne que les entreprises doivent investir davantage dans la cybersécurité pour empêcher de telles attaques à l'avenir.
Alors que La Poste s'efforce de revenir à la normale, l'incertitude demeure quant à la fréquence et à la gravité de ces cyberattaques. Un scénario qui pourrait inciter d'autres organisations à revoir leurs méthodes de protection contre ces dangers numériques de plus en plus omniprésents.







