Les revenus issus de la location immobilière, même lorsque l'on loue une simple chambre de son habitation principale, sont généralement soumis à imposition, sauf si certaines conditions et plafonds sont respectés.
Déclaration et exemptions possibles
Contrairement à la location de l'intégralité de votre logement, la mise en location d'une ou plusieurs chambres n'exige pas de déclaration préalable en mairie dans les villes identifiées comme zones tendues ou ayant plus de 200 000 habitants. Les revenus de ces locations meublées entrent dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) pour l'impôt sur le revenu. Néanmoins, vous pouvez bénéficier d'une exonération dans les cas suivants :
- Location comme chambre d'hôtes : Si vous louez des chambres qui n'accueillent pas vos locataires comme résidence principale, vous êtes exonéré d'impôts jusqu'à 760€ TTC de revenus annuels. Si ce plafond est dépassé, l'imposition s'applique dès le premier euro.
- Location en tant que résidence principale : Si la chambre est la résidence principale du locataire (ou sous-locataire avec accord du propriétaire) et que le loyer est jugé raisonnable, les revenus générés sont également exonérés d'impôt. L'appréciation de cette raisonnabilité est déterminée annuellement par l'administration fiscale. Pour 2023, le plafond est de 199€/m² en Île-de-France et de 147€/m² pour le reste de la France. Par conséquent, si vous louez une chambre de 20 m², vous ne devez pas dépasser 3980€ par an en Île-de-France, ou environ 331,66€ par mois, pour rester non imposable.
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