Souvent méconnues, les araignées rouges ne sont pas des insectes, mais plutôt des acariens de la famille des tétranychidés. Ces organismes microscopiques, mesurant seulement 0,5 mm, provoquent des dégâts visibles qui rendent leur détection nécessaire. Une fois qu'elles sont identifiées, il est crucial d'agir rapidement pour les éliminer tout en mettant en place des mesures préventives.
Identifier les araignées rouges
Avec leurs huit pattes, les araignées rouges se déclinent en plusieurs teintes, du rouge carmin (Tetranychus cinnabarinus) au vert, brun ou jaune, notamment le tétranyque tisserand (Tetranychus urticae), le plus répandu. Leur cycle de vie est remarquablement rapide : en trois à quatre semaines, chaque femelle peut pondre jusqu'à une centaine d'œufs, entraînant ainsi la naissance de plusieurs générations par an. En hiver, elles se cachent près du sol, sur des tiges ou d'autres abris.
Les changements climatiques favorisent leur prolifération : des conditions chaudes et sèches, supérieures à 16°C, ainsi qu’un certain niveau d'humidité, sont propices à leur multiplication rapide, formant des colonies impressionnantes.
Dommages sur les plantes d'intérieur
Lorsque des araignées rouges infestent une plante, celle-ci commence à se dessécher car sa sève est aspirée par ces acariens. Voici quelques indicateurs clés :
- Les feuilles présentent des points jaunes, se décolorent, et peuvent flétrir ou devenir trouées.
- De délicates toiles d'araignées peuvent apparaître entre les feuilles.
Inspectez le dessous des feuilles, où les araignées rouges sont les plus actives. Pour vérifier leur présence, vous pouvez secouer doucement les feuilles au-dessus d'un torchon blanc.
Impact sur les arbres fruitiers
Sur des arbres tels que les pommiers, les œufs éclosent et colonisent dès la fin mars, nuisant à la floraison et, par conséquent, à la qualité des fruits. Un examen minutieux des rameaux est essentiel pour détecter les signes d'infestation.
Prévenir les attaques d'araignées rouges
Le tétranyque tisserand est très polyphage et peut facilement se déplacer d'une plante à l'autre. Pour limiter les risques d'infestation :
- Humidifiez régulièrement vos plantes d'intérieur et arrosez-les abondamment en extérieur.
- Évitez l'utilisation d'engrais riches en azote ou en potasse, car ils augmentent l'attrait des plantes pour ces acariens.
Il est important de ne pas recourir aux insecticides, qui nuisent à l'écosystème et éliminent les prédateurs naturels des araignées rouges. Il existe des solutions naturelles, comme pulvériser une décoction de prêle ou du purin d’ortie. Vous pouvez également utiliser des acariens prédateurs, tels que Phytoselulus persimillis, qui se nourrissent du tétranyque.
Pour une efficacité accrue, pensez à l'huile essentielle de romarin diluée dans l'eau, ou à une décoction d'ail (30 g/litre) à pulvériser sur les plantes infestées. Renouvelez ces applications tous les trois jours pendant deux semaines. N'oubliez pas d'éliminer les feuilles touchées par les araignées rouges et de ne pas les ajouter au compost.
(Crédit photos : Gilles San Martin - CC BY-SA 2.0)







