L’Asir, ou Aide en situation de rupture, représente un soutien temporaire destiné aux retraités traversant des moments difficiles, tels que le décès d'un conjoint. Cette aide vise à améliorer leur bien-être matériel et psychologique. Le financement est apporté par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), mais certaines conditions doivent être remplies.
Qu'est-ce que l'Asir ?
Cette aide ponctuelle de la CNAV s'adresse aux retraités confrontés à des événements marquants de la vie, tels que le décès d'un proche ou l'entrée en établissement médicalisé. L’Asir est conçue pour soulager les difficultés rencontrées temporairement, améliorant ainsi les conditions de vie à domicile du bénéficiaire.
Les formes de l'Asir incluent un soutien administratif, une aide à la gestion budgétaire, des services pour les tâches ménagères (entretien, courses, cuisine, transports), ainsi que des travaux d’adaptation pour prévenir la dépendance. Le plan d'aide s'étend sur une période maximale de trois mois, avec un montant pouvant atteindre 1 800 euros.
Qui peut bénéficier de l'Asir ?
L'Asir s'adresse aux retraités du régime général de la Sécurité sociale, domiciliés en France et ayant connu une rupture dans les six derniers mois. Cela inclut également les personnes âgées dans les groupes iso-ressources (GIR) 5 et 6, qui nécessitent une aide ponctuelle pour des activités quotidiennes.
Il est essentiel de noter que les retraités déjà bénéficiaires de certaines allocations, telles que l'Allocation personnalisée d'autonomie (Apa) ou la Prestation de compensation du handicap (PCH), ne sont pas éligibles à l'Asir. Les retraités vivant en famille d’accueil sont également exclus.
Démarches pour obtenir l'Asir
Pour faire une demande d’Asir, le retraité doit agir dans les six mois suivant l’événement perturbateur. La demande se fait via un formulaire sur le site de l’assurance retraite ou auprès de la caisse régionale. Le service social peut également aider à cette démarche.
Une équipe sera chargée d’évaluer la situation du demandeur et ses besoins réels, tout en tenant compte des ressources disponibles à proximité. Le montant octroyé dépend des revenus du retraité et éventuellement de ceux de son conjoint, selon un barème établi par la CNAV.







