Lors de son discours télévisé le 26 octobre, Emmanuel Macron a abordé le sujet de la retraite anticipée, soulignant la nécessité d'un mécanisme de carrières longues. Il a précisé : "Nous devons négocier pour trouver un équilibre, tout en demandant à nos concitoyens de travailler un peu plus longtemps. Une chose est sûre, nous ne pouvons pas maintenir cet âge à 60 ans, mais des départs à 63, 64 ou 65 ans ne seront pas envisagés."
Des conditions déjà restrictives
Actuellement, le départ anticipé pour carrière longue est accessible entre 60 et 62 ans, sous certaines conditions. Pour en bénéficier, il faut avoir validé au moins 5 trimestres avant l'âge de 20 ans (ou 4 si né au dernier trimestre). De plus, le nombre de trimestres nécessaires pour atteindre le taux plein doit être respecté.
Il est important de noter que tous les trimestres validés ne sont pas pris en compte pour un départ anticipé. Par exemple, seuls 4 trimestres sont inclus pour des périodes de chômage indemnisé, de congés maladie ou de service militaire. Les exigences en termes de trimestres varient également selon l'année de naissance des individus.
Conséquences des évolutions à venir
Les discussions sur le recul de l'âge légal de départ ou l'augmentation du nombre de trimestres pour une retraite à taux plein laissent planer des incertitudes. Pascale Gauthier, associée chez Novelvy retraites, envisage un recul de l'âge minimal à 62 ans, à l'instar de l'évolution de 2010. Également, l'experte s'interroge sur un possible durcissement des conditions d'accès au taux plein, qui pourrait s'accélérer.
Si cette tendance se confirme, les générations nées à partir de 1965 devront justifier de 43 ans de cotisations avec 5 trimestres avant 20 ans pour prendre leur retraite à 60 ans. En revanche, un renforcement des exigences quant aux trimestres rendra l'accès à la retraite anticipée encore plus difficile avant l'âge de 62 ans.







