Les dispositifs Aspa (ex-minimum vieillesse) et minimum contributif (Mico) ont été mis en place pour soutenir financièrement les retraités aux revenus limités. Bien qu'ils visent tous deux à garantir un revenu minimum, ils présentent de nombreuses distinctions.
Nature des dispositifs : pension ou allocation ?
Le minimum contributif est un mécanisme destiné à augmenter le montant des pensions de retraite de base en cas de cotisations sur des salaires modestes. En revanche, l'Aspa est une allocation sociale financée par le Fonds de Solidarité vieillesse.
Mode d'attribution : automatique versus sur demande
Le minimum contributif s'applique automatiquement en fonction du nombre de trimestres cotisés. À l'inverse, l'Aspa nécessite une demande auprès de la caisse de retraite, ou à la mairie si aucune retraite n'est perçue.
Montants et conditions : à quoi s'attendre ?
Pour 2024, le minimum contributif portera les pensions à 876,13 € par mois pour les cotisants ayant 120 trimestres, et à 733,03 € pour ceux en ayant moins. L'Aspa, quant à elle, est destinée à assurer des ressources d'au moins 961,08 € par mois pour les célibataires, et 1 492,08 € pour les couples, étant soumise à des conditions de revenus spécifiques.
Alors que le minimum contributif cible uniquement les pensions de retraite, l'Aspa prend en compte l'ensemble des ressources, sauf les aides sociales. Enfin, il est important de noter que l'Aspa peut être récupérée sur la succession si les avoirs dépassent 100 000 €, un aspect qui ne concerne pas le minimum contributif.







