Il y a six mois, Catherine a traversé l'épreuve d'un accident vasculaire cérébral. Grâce à l'accompagnement de la diététicienne Sophie Janvier, elle a révisé ses habitudes culinaires pour adopter un régime plus bénéfique pour sa santé cardiovasculaire.
Catherine se sent chanceuse. Victime d'un AVC il y a six mois, elle n'a gardé aucune séquelle visible, excepté une fatigue persistante. « Mon bras gauche a été paralysé pendant plusieurs semaines et j'ai eu très peur, » confie-t-elle. « Cela m'a ouvert les yeux sur la nécessité de revoir mes habitudes alimentaires, même si c'est un défi. J'adore cuisiner ! »
Adopter une alimentation saine est déjà une grande avancée. En effet, la consommation fréquente de produits ultra-transformés (chips, viennoiseries, viandes transformées) accroît le risque de maladies cardiovasculaires, tout comme les aliments riches en sel et en graisses saturées.
Explorer de nouvelles recettes
En discutant davantage, il est évident que Catherine a ses plats de prédilection, ancrés dans son Sud-Ouest natal : jambon et coquillettes, confit de canard, rosbif. Cependant, son goût pour la diversité alimentaire mérite d'être exploité. « Mon cardiologue m'a parlé du régime méditerranéen, » précise-t-elle.
Ce n'est pas sans raison. De nombreuses études soulignent les bienfaits du régime méditerranéen sur la santé cardiaque. En prime, il offre une multitude de délices culinaires : ratatouille, salade grecque, couscous, falafels.
Pas besoin d'un régime végétarien
« J'aime cette idée ! Je cuisine déjà avec de l'huile d'olive, » souligne-t-elle. Cette huile précieuse est l'un des fondements du régime méditerranéen avec ses acides gras protecteurs et sa vitamine E antioxydante. Néanmoins, la richesse de cette cuisine réside dans sa capacité à placer fruits, légumes et légumineuses au cœur de l'assiette, et non en simples accompagnements.
De cette manière, on bénéficie d'un apport dynamique de nutriments protecteurs tels que les fibres, antioxydants et minéraux. Les fibres, par exemple, aident à diminuer le « mauvais » cholestérol (LDL), réduisant ainsi les risques de plaques d'athérosclérose dans les artères. Elles jouent également un rôle crucial dans la prévention du diabète et nourrissent notre microbiote. Les antioxydants, présents dans les couleurs vives des fruits et légumes, combattent le stress oxydatif provoquant des dommages artériels, tandis que certains minéraux, notamment le potassium des agrumes et légumes à feuilles vertes, contribuent à la régulation de la pression artérielle.
« Je suis prête à augmenter ma consommation de fruits et de légumes, mais je ne me sens pas de devenir végétarienne, » confie Catherine. Ce n'est pas obligatoire !
Viandes blanches et poissons, les bonnes options
Incorporer des viandes blanches et du poisson est tout à fait envisageable, voire conseillé, pour bénéficier d'une bonne source de protéines. Je recommande à Catherine de déguster deux fois par semaine des poissons gras, riches en oméga-3, dont les effets bénéfiques sur la dilatation des vaisseaux et leurs propriétés anti-inflammatoires sont appréciés dans les recommandations diététiques.
Catherine se sent encouragée et pleine d'entrain ! Elle envisage d'expérimenter chaque semaine avec une nouvelle recette inspirée du régime méditerranéen. Son cœur lui en est reconnaissant.







