1. La défiscalisation n'est pas le seul critère de choix
Nombreux sont ceux qui croient à tort que la défiscalisation des cotisations détermine la valeur d'un Plan d'Épargne Retraite (PER). En effet, verser 5 000 euros sur un PER n'entraîne pas forcément une réduction d'impôt proportionnelle.
Pour bien choisir son PER, il convient de se baser sur d'autres éléments importants tels que :
- Les performances des fonds euros : Analysez les résultats passés pour estimer les rendements futurs, le choix de l'assureur est clé.
- Les frais : Les coûts peuvent varier considérablement d'un contrat à l'autre.
- L'univers d'investissement : Vérifiez si vous pouvez investir dans des actifs diversifiés comme l'immobilier ou les ETF.
- La réputation de l'organisme : Comparez les avis des clients pour choisir un organisme fiable.
2. Ne pas considérer le PER comme un placement à long terme
Bien que le PER soit un excellent moyen de défiscalisation, il est crucial de rappeler que les fonds sont bloqués jusqu'à la retraite. En cas d'imprévu, comme un décès ou un licenciement, récupérer cette épargne reste compliqué. Il est donc essentiel de ne pas investir plus qu'on ne peut se permettre de ne pas récupérer.
3. Sauter la déductibilité si peu ou pas imposé
Le PER permet de déduire les versements de l'impôt sur le revenu, mais ! Si vous êtes peu ou pas imposé, il est judicieux de choisir de ne pas opter pour cette déductibilité. Ainsi, vous optimiserez votre fiscalité à la sortie.
Rappelez-vous : avec une déductibilité, vous ne bénéficierez que d'une petite réduction, tout en étant imposé à la sortie.
4. Ignorer les frais associés
Les frais peuvent s'avérer élevés avec certains organismes. Par exemple, si vous épargnez 200 euros par mois avec des frais de 2%, vous n'investirez en réalité que 196 euros. Ces frais impactent la rentabilité de votre PER, soyez attentif à cette donnée.
5. Confondre déduction et réduction d'impôt
Il est important de savoir que le PER offre une déduction d'impôt et non une réduction. Cela signifie que vos versements diminuent votre revenu imposable mais pas votre impôt à payer directement. Pour illustrer, si vous versez 5 000 euros en étant imposé à 30%, la déduction ne vous soulage que de 1 500 euros de votre impôt.
6. Oublier les plafonds de déduction
Attention aux plafonds de versement sur le PER. Vous pouvez les dépasser en tenant compte des plafonds non utilisés des trois années précédentes, ou en mutualisant avec votre conjoint pour maximiser la défiscalisation.
7. Ne pas réinvestir les gains
Pour un PER performant, réinvestissez les gains annuels. Par exemple, si vous économisez 600 euros d'impôt, pensez à l'ajouter à vos versements l'année d'après. C'est une méthode efficace pour accroître votre investissement.
8. Ajuster votre prélèvement à la source
Le taux de votre prélèvement à la source doit être ajusté annuellement. Même si cela peut sembler laborieux, vous pouvez le faire vous-même en ligne ou demander de l'aide au fisc. Cela vous évitera de payer trop d'impôt par la suite.
9. Déclaration tardive des cotisations
Rappelez-vous que les cotisations versées sur le PER ne doivent pas être déclarées l'année de leur versement, mais l'année suivante. Ce rappel est crucial afin d'éviter tout désagrément fiscal.
10. Négliger les versements libres programmés
Optez pour des versements réguliers, appelés versements libres programmés. Cela assure une discipline dans votre épargne, facilitant le suivi de vos investissements tout en vous permettant d'ajuster les montants à votre convenance.







