L'adoption des toilettes sèches dans les événements publics et les habitations écologiques se généralise, dans un élan de préservation de l'environnement. Non seulement ce système permet d'économiser l'eau et de réduire le volume des déchets, mais il contribue également à la protection des écosystèmes aquatiques. En parallèle, l'utilisation de ces toilettes génère un compost naturel, un fertilisant de choix pour le potager. Mais comment s'assurer de leur bon usage et quelles précautions prendre ?
La législation des toilettes sèches
Le cadre législatif des toilettes sèches est déterminé par l'arrêté du 7 septembre 2009, qui fixe les prescriptions pour les installations d'assainissement non collectif, modifié par l'arrêté du 7 mars 2012. Au cœur de cette réglementation, l'article 17 stipule :
"Les toilettes sèches sont autorisées, à condition qu'elles ne causent aucune nuisance pour le voisinage et ne polluent ni les eaux superficielles ni souterraines."
- Les déchets solides et liquides sont mélangés à un matériau organique pour créer un compost;
- Ou les fèces sont traité par séchage, les urines étant dirigées vers un traitement des eaux ménagères.
Il est impératif que les sous-produits, après compostage, soient valorisés sur la parcelle sans nuisance ni pollution. En outre, la création d'une aire de compostage étanche, protégée des intempéries, est essentielle.
Obtenir un compost mûr de toilettes sèches
Les toilettes sèches fonctionnent sur le principe d'un recouvrement des excréments par une litière végétale (sciure, copeaux, feuilles mortes, etc.), qui assèche et désodorise. L'urine, riche en azote, est un atout pour le compost, tandis que la litière, riche en carbone, équilibre les apports.
Détruire les germes pathogènes
Bien que les risques sanitaires soient limités, la législation exige que les germes potentiellement pathogènes soient détruits rapidement. Cela se fait par aération, favorisant la décomposition aérobique, tandis que la montée en température du compost au-dessus de 55°C joue aussi un rôle crucial. Un brassage régulier doit être maintenu pendant 18 mois à 2 ans pour une hygiénisation complète.
Diversifier la litière
Utiliser une litière variée en alternant sciure et matériaux riches en cellulose, comme le broyat de tiges sèches ou les feuilles mortes, est essentiel. Une litière trop lignifiée nécessite d’être humidifiée. L'usage de copeaux issus d'arbres résineux doit par ailleurs être évité pour garantir un compost bénéfique.
Composter à la fois déchets de cuisine et toilettes sèches
Combiner le compost des toilettes sèches avec celui des déchets de cuisine suit les mêmes principes. En ajoutant des matières carbonées lors de chaque vidage, la décomposition sera optimisée. En suivant ces directives, vous créerez un compost de qualité, à épandre en automne ou tôt au printemps pour bénéficier des bienfaits d'un fertilisant naturel.







