Locataire d'un logement de la Ville de Gauriaguet, Cindy Cazenabe exprime son désarroi face à une isolation défaillante, générant des problèmes d'humidité et des factures d'énergie exorbitantes.
Après avoir signé son bail fin 2025, Cindy, résidente de la rue de Geynard, est rapidement devenue désillusionnée. « Lors de l'état des lieux, il n'y avait pas de diagnostic de performance énergétique (DPE), mais les élus m'ont assuré que ce n'était pas nécessaire pour un appartement de moins de 50 m² », raconte-t-elle.
Cette affirmation a été remise en question par la locataire, qui cite l'article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989. Ce texte stipule qu'un dossier de diagnostic technique doit être annexé au contrat de location, et ce, quelle que soit la taille du logement, comme confirmé par une agence immobilière à Sud Ouest.
Face aux tensions, la municipalité a finalement commandé un DPE, dont les résultats sont parvenus deux mois après l'emménagement de Cindy. Le diagnostic a révélé une note de C pour la performance énergétique et B pour les émissions de gaz à effet de serre, selon Stéphan Lalande, conseiller municipal en charge des habitations municipales. « Nous avons investi 100 000 euros pour rénover le bâtiment, en changeant la toiture et les fenêtres », précise-t-il.
Traces d'humidité
Cependant, des problèmes d'isolation persistent. « Malgré le chauffage, j'avais seulement 16 degrés dans la cuisine », déplore Cindy. Sa facture d'électricité a grimpé à 286 euros en janvier pour une consommation de 1 482 kWh. Un électricien a vérifié le compteur, sans déceler de problème, attribuant la hausse à une isolation insuffisante, comme elle l'a signalé par courrier à la mairie.
« Je n’ai pas l’intention de passer tout mon salaire dans le loyer et ces charges »
Stéphan Lalande répond : « Nous avons été réactifs, les travaux d’isolation ont débuté cinq jours après la communication de Cindy. Toutefois, l'humidité revient et la facture reste élevée, avec 665 kWh pour 136 euros en février. »
Cindy, résignée, a décidé de ne plus chauffer son logement, se contentant d'un petit souffleur pour sécher son linge.
« A chaque fois que Cindy nous a contactés, nous avons agi. Nous comprenons que ces vieux murs en pierre présentent des défis, en particulier après les intempéries. Nous allons intensifier nos efforts », assure Stéphan Lalande. Il s’interroge également sur le montant des factures. « Nous n'avons réclamé aucun appareil énergivore, and pourtant la consommation est élevée ».







