À trois jours du premier tour, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire ont galvanisé leurs troupes lors de meetings très prisés. La candidate LR, Dati, en a profité pour revendiquer une union contre ce qu'elle qualifie de "gauche radicale", tandis que Grégoire a lancé un appel à "résister contre l'alliance de la droite et de l'extrême droite", soulignant le caractère serré du scrutin parisien.
Les sondages laissent entrevoir un processus électoral incertain, avec au moins cinq candidats en mesure de se maintenir pour le second tour. Les deux protagonistes de cette bataille urbaine sont loin d'être assurés de leur victoire, nécessitant des manœuvres habiles lors de l'entre-deux tours.
“Cette élection va se jouer sur un fil”, a prévenu Rachida Dati, devant un millier de soutiens rassemblés à l’Élysée Montmartre, parmi lesquels se trouvaient des figures notables comme Gérard Larcher et Michel Barnier.
Emmanuel Grégoire a pour sa part pris la parole devant 3.000 simpatizantes au Cirque d'Hiver, en promettant de montrer que "Paris n'est pas une ville d'extrême droite". Il a également critiqué la candidate de Reconquête, Sarah Knafo, avec laquelle Dati est parfois associée dans le débat électoral.
“Unité, unité !” criaient les partisans de Grégoire, soutenu par Ian Brossat et David Belliard, lors d’un discours où il a mis en garde contre la menace d’un "changement de cap dangereux" pour la capitale.
Dati, admettant les tensions avec ses concurrents de droite et d'extrême droite, a insisté sur la nécessité de rassembler, entre la droite la plus affirmée et le centre, tout en rejetant une alliance avec Reconquête. "Leur programme n’est pas compatible avec nos valeurs", a-t-elle martelé.
Ainsi, la candidate a pointé du doigt l'importance du vote utile, appelant ses électeurs à faire un choix raisonné pour éviter la dispersion des voix. Toutefois, elle semble piégée entre deux feux, avec une montée inquiétante de Knafo dans les sondages.
La campagne a également été ternie par des accusations autour de violences sexuelles au sein des écoles, ce que les principaux candidats attribuent à la majorité sortante. "Nous allons tout revoir, tout changer", a promis Grégoire, anciennement adjoint d’Anne Hidalgo, en se disant déterminé à apporter des résultats immédiats.
À sa gauche, Grégoire affiche une distance vis-à-vis de Sophia Chikirou, de La France insoumise, en évitant de mentionner sa candidature. Il souhaite espérer qu'elle ne parvienne pas à se qualifier pour le second tour, malgré les prévisions incertaines des sondages.
Dans un autre meeting, Raphaël Glucksmann a appelé la gauche à une rupture définitive avec les mouvements de Jean-Luc Mélenchon, réclamant une unité autour des valeurs républicaines avant que les urnes ne s'ouvrent.







