À quelques mois des élections municipales de 2026, Nancy s'apprête à connaître un débat enflammé. Six candidats s'affrontent pour la mairie, dont le maire sortant socialiste Mathieu Klein, Laurent Hénart, ancien maire, et Sarah Farghaly de La France Insoumise. Les enjeux de cette campagne sont nombreux, mais la sécurité figure comme une des préoccupations majeures des électeurs, selon une étude d'Ipsos.
Des propositions variées pour la sécurité
Pour Laurent Hénart, la vidéosurveillance sera au cœur de sa stratégie. Il envisage d'implanter 500 caméras d'ici deux ans, dont une centaine dès la première année. "La vidéoprotection doit être accessible à tous les quartiers, pas seulement au centre-ville", affirme-t-il. Le coût initial est estimé à 400 000 euros, mais des experts du camp de Mathieu Klein estimeraient plutôt le coût à un million d'euros pour une centaine de caméras.
Mathieu Klein, tout en prônant un développement des caméras, souhaite s'assurer qu'elles servent aussi à surveiller les points névralgiques liés aux incivilités. Il propose une augmentation de 30% des dispositifs actuels et envisage de créer une brigade canine, initiative récemment adoptée en conseil municipal.
La police sur le devant de la scène
Emmanuel Lacresse, ancien député et candidat centriste, met l'accent sur le retour de l'autorité visible. Il appelle à la création d'un centre de commandement de la police face à la gare et souhaite doubler les effectifs de la police municipale. "Une présence policière constante peut rassurer les citoyens", déclare-t-il.
Des visions alternatives
De son côté, Laurent Watrin, candidat sans étiquette, prône une convention citoyenne sur la sécurité. "Il ne s'agit pas de surenchérir avec des caméras. Nous devons évaluer les besoins réels des habitants", souligne son colistier.
Sarah Farghaly de La France Insoumise prône une approche diamétralement opposée, souhaitant abolir la vidéosurveillance. "La sécurité est avant tout un enjeu social", explique-t-elle, invitant à résoudre les problèmes d'insécurité sociale en amont.
Christiane Nimsgern, candidate de Lutte Ouvrière, partage cette analyse et appelle à lutter contre la précarité pour réduire l'insécurité. "Le chômage et l'exclusion sont les véritables sources d'insécurité dans notre ville", estime-t-elle.
Tous les candidats s'accordent toutefois sur un point : la sécurité ne peut être gérée uniquement au niveau municipal et nécessite une coopération étroite avec l'État.







