Ce mardi 10 mars, une journée nationale d'action a été dédiée aux secteurs sociaux et médico-sociaux. L'Union syndicale santé et action sociale de la CGT Aude a profité de cette occasion pour mettre en lumière des revendications négligées.
"L'urgence pour les professionnels et les personnes accompagnées se fait ressentir. Les ressources attribuées diminuent alors que nous avons la responsabilité de publics vulnérables. Nos conditions de travail se détériorent et les salaires ne s'ajustent pas. Cette situation devient systémique. D'où notre volonté d'interpeller les autorités", déclare Denis Lafont, secrétaire départemental de l'Union syndicale CGT 11.
À 14 heures, les membres de la CGT ont été reçus au Conseil départemental, espérant que leurs revendications soient relayées aux plus hauts sommets de l'État. "Nous avons rencontré Mme Sandragné, présidente de l'organe, pour discuter des financements des établissements sociaux et médico-sociaux, en particulier la prime Ségur/Laforcade dont le versement dépend des services de l'État. Elle nous a apporté des assurances quant à son octroi pour l'année 2026", ajoute Denis Lafont.
Cette journée de mobilisation a également coïncidé avec un colloque de l'organisation patronale Nexem, qui regroupe les employeurs du secteur à Tours. "Les négociations sur la convention collective unique stagnent, car les employeurs choisissent de ne pas dialoguer", s'inquiètent les syndicalistes CGT. Bertrand Garron, délégué CGT à l'Afdaim, souligne que le point d'indice n'a pas été revalorisé depuis de nombreuses années. "Nos métiers deviennent peu attractifs. Les salaires ne récompensent plus la pénibilité". Il alerte également sur les discriminations concernant la prime Ségur : "Bien qu'elle ait été pérennisée dans le secteur public, cela n'est pas le cas pour le milieu associatif".







