Après avoir traversé plus de trois ans de travaux et de conflits juridiques, le parking de 314 places sous la place Aristide-Briand a ouvert ses portes à Sète (Hérault) le 3 mars. Bien que les automobilistes puissent désormais y stationner, les projets de rénovation de la surface continuent d'attirer l'attention.
Ce parking flambant neuf a satisfait plusieurs usagers. Thomas, un habitant, exprime sa joie : "Ça fait très longtemps qu'il est en travaux, il y avait un trou immense donc là, ça fait plaisir de voir que ça y est, c'est fini". Henriette, une commerçante, souligne quant à elle l'importance de ce projet : "Si on veut que les commerçants travaillent, il faut un parking. C'est une très bonne idée !".
Des engins de chantier sur la place
À l'extérieur, l'atmosphère est encore à la construction. René, un retraité enthousiaste, observe depuis une hauteur : "Je ne soutiens pas la majorité actuelle, mais je crois que la nouvelle place sera plus jolie que l'ancienne". Charles partage son optimisme : "Quand les arbres seront fleuris et que le kiosque sera restauré, elle retrouvera une seconde vie".
Le kiosque Franke reconstruit à l'identique
Pour l'heure, la place est occupée par des engins lourds et des tas de sable, avec des tilleuls argentés déjà plantés. D'ici la semaine prochaine, la municipalité prévoit d'en planter 107 en tout. De plus, la base du kiosque Franke, symbole de la ville, a été posée pour sa reconstruction fidèle selon les standards traditionnels.
Le combat n'est pas fini pour Bancs publics
Toutefois, le collectif Bancs publics, critique virulente du parking, avertit que la lutte n'est pas terminée. Christophe Aucagne, l'un des porte-paroles, explique : "Nous avons vu en France des cas de parkings fermés après quelques années à cause de problèmes environnementaux". Ce collectif a récemment vu ses recours administratifs rejetés, mais il a jusqu'au 11 avril pour saisir le Conseil d'État et continue de mener deux procédures pénales pour dénoncer des abus, notamment un pompage excessif d'eau durant le chantier.
"Bancs publics ne lâchera jamais et ira jusqu'au bout de toutes les procédures possibles", conclut Aucagne, déterminé à poursuivre son combat.







