À l'âge de 68 ans, Henry Lemoine, maire (LR) de Pont-à-Mousson depuis 1995, a rapidement pris la décision de se représenter aux élections municipales. Dans son local de campagne, il déclare : "Tous mes collègues ont souhaité que je me présente à nouveau". Pour ce scrutin, sa liste a été renouvelée d'un tiers par rapport au dernier mandat.
La voirie, les caméras et les rénovations en tête des priorités
Après un mandat qui a été marqué par des frustrations, Henry Lemoine se concentre sur les travaux de voirie et l'installation de caméras de vidéosurveillance. "On a doublé le nombre de caméras. Nous allons devoir continuer sur cette voie pour sécuriser certains endroits," a-t-il partagé. La crise liée à la pandémie et l'envolée des prix des matériaux ont poussé la municipalité à redéfinir ses priorités, déplaçant certains projets vers des rénovations énergétiques.
Pour son futur mandat, Lemoine ambitionne aussi de rénover le centre-ville et d'étendre le stationnement. "Nous avons acquis une propriété près du marché pour augmenter notre capacité en stationnement," a-t-il expliqué.
Un vent de changement pour l'opposition
En face de Lemoine, deux listes de gauche cherchent à s'imposer, dont celle de Matthieu Jacquot, qui dénonce un "décalage de perception" entre la réalité des habitants et les propositions de la mairie. "Après 30 ans, ça suffit, nous proposons une vraie alternance," assure-t-il.
Jacquot et ses colistiers mènent campagne avec un tricycle électrique, interagissant directement avec les citoyens au travers des réseaux sociaux. Il propose, entre autres, une mutuelle municipale et des îlots de fraîcheur pour lutter contre les chaleurs estivales.
Une candidate engagée propose une vision renouvelée
De son côté, Jennifer Bohrer-Barreau (PS), élue d'opposition depuis plus de quinze ans, se lance avec une liste intitulée "Pont-à-Mousson, autrement". Son programme inclut la mise en place d'un conseil citoyen, permettant à des représentants de la société civile de contribuer aux décisions municipales. Elle promet également de développer la végétalisation de la ville, affirmant que "Pont-à-Mousson, c'est le musée du macadam".
Les enjeux de ces élections sont cruciaux, notamment après le taux d'abstention de 66% aux dernières municipales. Les candidats espèrent mobiliser les électeurs et proposer une alternative réelle aux habitants.







