Les tarifs des carburants continuent de grimper dans toute la France, et la Mayenne n'est pas épargnée. Ce jeudi 5 mars, certaines stations-service affichent déjà des prix dépassant les deux euros, notamment pour le diesel. À Andouillé, les automobilistes se précipitent à la pompe, anxieux de faire le plein avant que les prix ne grimpent davantage.
La flambée des prix, imputée à la montée des tensions au Moyen-Orient, a conduit de nombreux Mayennais à faire le plein par crainte d'une pénurie ou d'une hausse encore plus marquée. Un client interrogé à la station-service Carrefour d'Andouillé a exprimé son inquiétude : "Il me reste que 25 litres dans ma voiture, alors je préfère faire l'appoint maintenant, demain, je pense que le prix va encore augmenter".
Géraldine Bouteloup, la gérante de la station, a confirmé cette hausse inquiétante : "Tous les carburants vont passer de 1,99 euro à 2 euros le litre demain". Elle a ajouté : "Les fournisseurs sont sur-sollicités, donc le réapprovisionnement coûte plus cher. En trois jours, les prix ont grimpé de 25 centimes, une première en 20 ans", selon ses dires.
Des clients inquiets face à des augmentations constantes
Cette montée en flèche des tarifs provoque des réactions vives chez les clients. Flavien, un habitué des lieux, a partagé son indignation : "Les cuves sont pleines donc il ne faut pas se moquer des gens. Je suis obligé de mettre de l'essence, nous l'avons dans l'os donc bon...". Une autre cliente, Marry, a également exprimé sa frustration après avoir constaté les augmentations de prix d'un jour à l'autre : "Ce matin, ça coûtait moins cher. Aurais-je dû venir plus tôt ? Le plein vient de me coûter 113,98 euros, il faudrait aussi penser à augmenter nos salaires".
Fréquentation en forte hausse dans les stations
À Landivy, une autre commune de la Mayenne, le maire Marcel Ronceray a signalé une spectaculaire augmentation de la fréquentation de la station-service municipale. "Nous sommes passés de 15 à 20 passages par jour à 85 lundi dernier. Les gens craignent une pénurie, et cela complique les choses", a-t-il déclaré. Bien que des hausses de prix soient à prévoir, il souligne qu'aucune pénurie n'est en vue pour le moment. Au contraire, une surconsommation élevée entraîne une demande accrue et contribue à cette flambée des prix.







