Les tensions affluent entre les opposants et les partisans de la présence de l'ours. Alors que certains dénoncent le nombre croissant d'ours, d'autres estiment que les chiffres sont insuffisants. En effet, la population a atteint au moins 108 individus, comme l’indIQUE le récent rapport de l’Office français de la biodiversité (OFB), publié en mars.
Au début des années 1990, les Pyrénées comptaient entre quatre et six ours. Pour éviter l’extinction, un programme de conservation a été initié en 1996, avec l’introduction d’ours slovènes. Malgré les obstacles, notamment la disparition de Cannelle, la dernière femelle de souche pyrénéenne, le programme a contribué à la reprise des populations.

Le dernier lâcher d'ours remonte à 2018, avec l’introduction de Sorita et Claverina. La population s’étend mais le gouvernement n’a pas respecté son engagement de remplacer chaque ours tué par l'homme. Les quatre décès survenus en 2020 et 2021 demeurent sans remplacement, exacerbé par les résistances d’éleveurs.
Plan d’avenir incertain
Un nouveau plan concernant l’ours est en préparation pour 2028, mais ses contours suscitent des inquiétudes. Le projet d’ajouter 30 ours dans les Pyrénées d’ici 2040 est perçu par certains comme provocateur, d’autres l’hésitant à le juger réalisable. En parallèle, l’OFB conduit une étude sur la consanguinité au sein des populations, dont les résultats sont attendus fin 2026. La nouvelle préfète, Claude Dulamon, nommée en mai, devra faire face à ces enjeux complexes.







