Dans la nuit du 5 au 6 juin, un rassemblement illégal a attiré des milliers de teufeurs à Ferrières-les-Verreries, une petite commune de l'Hérault. Malgré les efforts des autorités pour prévenir cet événement, les festivités ont pris de l'ampleur, rassemblant des personnes venues des quatre coins de l’Europe.
Le Groupement de gendarmerie de l’Hérault a été averti peu après le début de l’événement, mais à leur arrivée, ils ont trouvé une circulation bloquée par un nombre impressionnant de véhicules, avec des plaques d'immatriculation provenant de pays tels que l'Espagne, l'Italie, et l'Allemagne. Selon la préfète, des hélicoptères ont estimé la présence de 2 000 personnes sur le site, tandis que Simon Poppy, président de FNE Occitanie-Méditerranée, évoquait un chiffre allant jusqu'à 5 000 participants. Il semblerait qu'un cadenas ait été forcé pour accéder à ce lieu de fête.
Un défi pour les autorités
Avant le rassemblement, la préfecture avait activé le "plan rave bleu" pour empêcher ce type d'événement. Chantal Mauchet, préfète de l'Hérault, a affirmé que ces événements sont néfastes, provoquant des risques pour la sécurité des participants et nuisant à l'environnement. Malgré cela, les forces de l'ordre n'ont pas réussi à bloquer l'accès à ce rassemblement.
La préfète a décrété une interdiction de circulation sur les routes menant au site, et des barrages ont été établis pour contenir le flux de nouveaux arrivants. Chantal Mauchet a précisé que tous les véhicules quittant les lieux seraient surveillés. "Nous avons mobilisé nos troupes toute la nuit pour éviter que la situation n'échappe à notre contrôle," a-t-elle ajouté.
Des enjeux environnementaux soulevés
Simon Poppy, présent dès le matin, s'est dit préoccupé par les impacts de l'événement sur la faune locale. "Nous essayons de sensibiliser les participants sur la richesse écologique de cette zone protégée, mais le mal est fait," a-t-il déploré. Les efforts ont été validés par Sophie Mazas, présidente de la Ligue des droits de l'homme, qui a appelé à une concertation préalable pour permettre un usage respectueux des lieux.
À l'heure actuelle, la préfète n'exclut pas une éventuelle intervention des forces de l'ordre pour déloger les festivaliers. "Je prendrai une décision en fonction des circonstances," a-t-elle conclu.
(*) Zones naturelles d’intérêts écologique, faunistique et floristique.







