Dans l'est de la Creuse, les automobilistes se retrouvent obligés de réinventer leurs habitudes à cause d'une hausse persistante des prix des carburants. Lors d'un récent point presse, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé diverses mesures d'aide, se traduisant par un doublement des subventions, prolongées jusqu’à fin août, en réponse notamment aux répercussions de la crise au Moyen-Orient sur le marché des combustibles.
À chaque plein d'essence, Philippe, un commercial indépendant, ressent la pression. "Je roule moins et moins vite," explique-t-il. Ses trajets mensuels peuvent atteindre 8000 km, et ce dernier s’efforce de respecter un budget mensuel pour ses dépenses d'essence, bien que cela s'avère difficile. "Le mois dernier, j’ai dépassé mon budget de 160 euros," confie-t-il.
Optimiser les trajets
Alain, un autre automobiliste, témoigne d'un soulagement depuis qu'il a opté pour un véhicule hybride essence-GPL, affirmant que "le litre de GPL est deux fois moins cher". De son côté, Delphine, vendeuse à Guéret, cherche à limiter ses déplacements au strict nécessaire. "À cette heure-là, il n’y a pas de bus. Les aides doivent tenir compte de la réalité des territoires," souligne-t-elle en faisant référence aux annonces gouvernementales.
Alexandre, quant à lui, reste sceptique. "Ces aides, ce sont mes impôts qui les financent, donc cela ne change rien pour moi. Il faudrait moins de taxes pour que cela soit bénéfique," soutient-il, ajoutant que les aides aux carburants ont coûté 180 millions d'euros en mai, après 150 millions en avril, selon BFM TV.
La situation dans la Creuse reflète un dilemme identique à celui auquel sont confrontées d'autres régions rurales de France, où la dépendance à l'essence pose de sérieux défis économiques pour de nombreux citoyens.







