Au premier tour des élections municipales du Haillan, Éric Poulliat a dominé avec 39,40 % des suffrages, prenant une avance de 248 voix sur la maire sortante, Andréa Kiss, en place depuis 2014. Cette situation délicate pour Kiss, membre du mouvement Génération.s, a suscité son désir de redoubler d'efforts en vue du 22 mars prochain.
Une lutte intense se profile
Dimanche 15 mars, le Haillan, petite commune de près de 11 000 habitants dans la métropole de Bordeaux, a vu se dessiner un scénario palpitant après le premier tour. Avec une participation de 37,11 %, Andréa Kiss espère attirer davantage d'abstentionnistes, notamment parmi les jeunes électeurs. Elle déclare : « L’écart peut être comblé, et nous allons tout faire pour convaincre ceux qui se sont éloignés de nous. »
Dans un retour critique sur son mandat, Kiss a imputé une partie de sa situation à son récent plan de circulation, qui, bien qu'améliorant la vie des cyclistes, a créé des désagréments pour nombre d'automobilistes. « J'ai choisi de prendre des décisions courageuses pour le bien de la commune, même si cela ne me rapporte pas électoralement. »
Poulliat, l’opposant acharné
De son côté, Éric Poulliat, ancien parlementaire macroniste, affiche une stratégie offensive. Il souligne que deux électeurs sur trois ont choisi de ne pas voter pour Kiss, renforçant son argumentation sur le mécontentement envers son administration. « Ce résultat illustre un rejet massif de sa gestion », affirme-t-il, promettant de revenir sur certaines décisions controversées, notamment le plan de circulation.
Interrogé sur sa légitimité, Poulliat tempête : « J'habite ici, j'investis ici. Ce ne sont pas des accusations qui changeront la réalité. » Face à la tension croissante, une discussion sur des alliances stratégiques pour le second tour semble exclue, chacun des candidats se confortant dans sa position.
Une troisième voie ?
Xavier Camps, troisième du scrutin avec 26 %, se montre confiant dans ses chances de mobiliser un soutien plus large. « Nous représentons une alternative, un choix différent face à un ancien monde. Le parcours n'est pas encore terminé », déclare-t-il, appelant à une dynamique nouvelle.
Cette triangulaire promet d'être marquée par un climat de compétition féroce, chacun des candidats cherchant à solidifier ses soutiens dans une commune où les enjeux locaux sont plus que jamais au cœur des préoccupations des électeurs.







