Petit-fils de l'ancien maire Jean-Pierre Delhomme, Olivier Delhomme se lance dans la bataille pour les élections municipales de 2026. Sa candidature, loin d'être un simple héritage, est le fruit d'une volonté collective. À la tête de la liste "Blanquefort, tous ensemble", il insiste sur l'importance de s'entourer d'une équipe représentative de tous les horizons politiques, déclarant : "Nous ne sommes pas ici pour un CV, mais pour un projet commun qui transcende les clivages partisans".
En évoquant son ancrage familial, il rappelle que son grand-père a occupé la fonction de maire pendant près de trois décennies. Pourtant, il est conscient que porter un nom prestigieux n'implique pas une victoire assurée. "Je me dresse ici avec une équipe, et non pas en solo", souligne-t-il.
Delhomme, qui a fait ses premiers pas en politique à Gradignan où il a rejoint la majorité de Michel Labardin, a pour ambition de revitaliser Blanquefort, qu'il décrit comme une "belle endormie". Les retours de ses rencontres de campagne indiquent un désir chez les habitants de retrouver la vivacité d'antan. Il souhaite relancer des événements populaires et améliorer l'équité entre les quartiers, comme celui de Caychac, qui souffre d'un manque d'attention.
Sécurité et économie
Sur le plan économique, il propose la création d'un village d'artisans pour dynamiser l'attractivité de la commune, tirant parti de sa proximité avec le Médoc. Concernant la sécurité, il plaide pour augmenter le nombre de policiers municipaux, passant de cinq à quinze pour assurer une présence dissuasive dans les rues, particulièrement en soirée et le week-end. La sécurité, selon lui, passe aussi par plus de vidéoprotection et des infrastructures piétonnes bien éclairées.
Parallèlement, Delhomme se positionne fermement contre le projet de raffinerie Emme, soulignant les risques potentiels associés à une installation classée Seveso. "Cette technologie est en déclin. Le marché évolue vers des alternatives plus durables", affirme-t-il. Les recommandations formulées par la Métropole, selon lui, manquent de pouvoir contraignant et ne garantissent pas la protection des citoyens.







