Il y a un an, peu de Grenoblois connaissaient Laurence Ruffin. Aujourd'hui, la quadragénaire, candidate des Écologistes, entend succéder à Éric Piolle à la tête de la ville. Déterminée, elle se positionne comme une porte-voix des valeurs de l'antiracisme et de la justice sociale.
Laurence Ruffin, longtemps dans l'ombre de son frère François Ruffin, émerge sur la scène politique grâce à sa victoire aux primaires écologistes locales. Ce mercredi, lors d'un meeting de campagne, elle a récolté le soutien de plusieurs figures politiques, parmi lesquelles Clémentine Autain, députée et fervente féministe, et Pierre Jouvet, député européen du Parti socialiste. C'est cependant son frère, François, qui a suscité l'attention. "Je suis l’ombre et elle est la lumière, elle apporte le bonheur", a-t-il déclaré, faisant référence à leur parcours familial.
Un parcours atypique et engagé
Dans une interview récente au Dauphiné Libéré, Laurence a partagé son parcours remarquable. Bien qu'elle soit issue d'une famille peu impliquée en politique, son engagement pour l'environnement est inscrit dans son ADN. Originaire d'Amiens, elle a насéré dans ses études aux côtés d'Emmanuel Macron et a brillé dans des compétitions sportives. Après avoir travaillé dans le conseil en stratégie et l'économie coopérative, c'est au bout d'une longue réflexion qu'elle a décidé de se consacrer totalement à sa campagne.
"Depuis des mois, ma vie est devenue la campagne municipale", s'est-elle exprimée, soulignant l'absence de temps pour sa vie personnelle. Laurence est soutenue par Éric Piolle et forge une alliance stratégique avec le Parti socialiste.
Une vision pour une nouvelle Grenoble
Aujourd'hui reconnue dans les rues de Grenoble, où elle a passé 23 ans à circuler en vélo, Laurence a su rompre avec son anonymat. Elle se définit comme une "écolo de gauche", tout en respectant l'héritage de Piolle. Pourtant, elle appelle à "ouvrir une nouvelle page", en mettant l'accent sur la sécurité et la revitalisation du centre-ville. Pour elle, la lutte contre l'extrême droite passe par un réel intérêt pour les citoyens.
D'après un sondage Ipsos BVA du début février, Laurence serait en tête des intentions de vote au premier tour, avec 34%, contre 25% pour Alain Carignon, le candidat de la droite. Un positionnement qui pourrait rendre cette élection cruciale pour le paysage politique grenoblois.







