Le concept peut sembler complexe, mais ce dimanche 15 mars, le terme de "quinquangulaire" pourrait devenir courant. Cela fait écho à des situations précédentes lors des élections municipales de 2020, lorsque certaines villes ont connu des configurations similaires.
Dans ce contexte, un second tour pourrait voir la présence de cinq listes, chacune devant atteindre au moins 10 % des voix exprimées lors du premier tour, engendrant ainsi une dispersion significative des votes. Chaque candidat peut alors envisager des alliances ou des désistements, ce qui modifie légèrement le paysage électoral.
Paris se profile comme un exemple frappant de possible "quinquangulaire". Selon un sondage Elabe pour BFMTV du 7 mars, cinq candidats pourraient se qualifier : Emmanuel Grégoire (PS) avec 32 %, Rachida Dati (LR) à 26,5 %, Sarah Knafo (RN) avec 13,5 %, Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et Sophia Chikirou (LFI) respectivement à 12 % et 10,5 %.
Dans ce contexte, la concurrence entre candidats pourrait se traduire par l'impossibilité pour un seul d'entre eux d'obtenir la majorité nécessaire pour devenir maire, nécessitant alors la formation d'alliances qui ressemblent à une forme de "troisième tour".
Des seconds tours avec LFI et le RN
Paris n’est pas la seule ville concernée. À Lille, les sondages révèlent également une possible configuration de trois candidats de gauche (Arnaud Deslandes, Stéphane Baly, Lahouria Haddouche) face à la macroniste Violette Spillebout, ainsi que l'eurodéputé RN Matthieu Valet naviguant autour des 10 %.
Il est donc possible que la gauche opte pour une fusion de ses listes, dans une ville traditionnellement dirigée par le PS depuis des décennies.
À Strasbourg, la socialiste Catherine Trautmann est donnée en tête des intentions de vote, suivie de la maire sortante verte Jeanne Barseghian et des candidats du LR et du RN.
Cette pluralité pourrait favoriser La France insoumise, qui mise plus que jamais sur sa présence dans le paysage municipal, comme l'indiquent les commentaires de spécialistes et de responsables du mouvement. Le Rassemblement national, de son côté, cherche à s'implanter dans des territoires où il a historiquement eu peu de succès, comme Lille, afin d'augmenter sa visibilité au sein des conseils municipaux.
Il convient de rappeler qu'en 2020, comme l’a attesté Libération, il y avait déjà douze cas de quinquangulaires, reflétant un changement notable dans la dynamique des élections locales.







