À la tête de la ville depuis 2010, Philippe rassemble ses partisans au théâtre Le Normandy à 18h30. Pendant ce temps, son rival, le député communiste Jean-Paul Lecoq, anime un meeting dans une autre salle. En tant que candidat potentiel à la présidentielle de 2027, Philippe fait un lien explicite entre sa réélection au Havre et ses ambitions nationales, affirmant à Paris-Normandie : "Si je perdais, ma position pour la suite serait compliquée."
Un sondage inquiétant avant le scrutin
Pour la première fois, un sondage réalisé par Opinionway le 25 février place Philippe en mauvaise posture, avec 42 % des voix contre 40 % pour Lecoq, un résultat qui pourrait compliquer sa stratégie. "Ces chiffres doivent être pris avec précaution", a-t-il déclaré lors d'une intervention sur Facebook. Ce sondage, commandé par l'observatoire 'Hexagone', financé par le businessman Pierre-Édouard Stérin, a braqué les projecteurs sur sa situation alors que son soutien se dilue dans la perspective de l'Élysée, bien qu'il demeure en tête des classements parmi les candidats de la droite et du centre.
Le maire sortant parle d'une double campagne, la liste d'extrême droite étant là pour perturber le duel traditionnel avec Lecoq. "Son but est de me faire perdre pour ôter un candidat aux prochaines élections présidentielles", estime-t-il, une analyse partagée par certains analystes politiques. Dans ce contexte, les réflexions autour de l'appel du RN et de l'UDR à faire perdre Philippe prennent de l'ampleur.
Une campagne sous tensions
Jean-Paul Lecoq, de son côté, est soutenu par La France Insoumise qui envisage de fusionner leurs listes pour maximiser leurs chances lors des élections. Paul Vannier, député LFI, a précisé à l'AFP : "Notre objectif est clair : battre Philippe, peu importe les alliances nécessaires pour cela." Cette dynamique électorale montre à quel point l'enjeu est crucial, tant pour la mairie que pour les ambitions présidentielles de Philippe.
"Philippe et Lecoq sont complices, ce qui est désastreux pour l'opposition au Havre" a critiqué Franck Keller, conseiller municipal du RN.
En savoir plus sur la situation d'Édouard Philippe au Havre.







