LFI, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, expose les critères qu'il souhaite voir respectés en cas de rapprochement avec d'autres listes de gauche lors des élections municipales de 2026. Alors que le parti se présente seul dans de nombreuses villes, il envisage une "fusion technique" lorsque la menace de la droite ou de l'extrême droite est présente.
Ce mode de collaboration consisterait à combiner les listes entre les deux tours, sans engagement programmatique ni obligation de gouverner ensemble. LFI aspire à augmenter le nombre de ses conseillers municipaux tout en maintenant une posture d'opposition.
Solidarité avec le mouvement antifasciste
Dans une déclaration publique, LFI établit des conditions précises, prohibant toute alliance avec des candidats proches d'Emmanuel Macron ou d'autres figures de la droite. Le mouvement réaffirme également son soutien au mouvement antifasciste face aux tentatives de stigmatisation dont il fait l'objet.
Cette stratégie intervient alors que le climat est tendu avec le Parti Socialiste (PS). En effet, le PS a récemment exigé des "clarifications" concernant la position de LFI sur la violence politique, suite à des événements tragiques comme la mort du militant Quentin Deranque à Lyon, comme le souligne Le Monde.
Un engagement contre toutes les formes de discrimination
Les candidats de LFI ont également réitéré leur engagement à lutter contre le racisme, l'antisémitisme et l'islamophobie. Ils affirment leur désaccord avec les accusations de discours complotistes et antisémites lancées dernièrement à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon, comme rapporté par France 24.
Par ailleurs, le PS a plaidé pour un désistement stratégique de la liste de gauche qui arriverait derrière en cas de risque de victoire du Rassemblement National, notamment à Marseille. Une option que LFI refuse catégoriquement, la jugeant nuisible pour la mobilisation des électeurs et la représentation au sein des futurs conseils municipaux.







