Le tribunal judiciaire d'Alençon se penche ce vendredi sur la validité de la candidature d'Alain Gallerand, figure de la majorité sortante. Dans un contexte électoral déjà tendu, Sophie Douvry, candidate divers-droite, remet en question la légitimité de cette candidature en soulevant des doutes concernant la domiciliation de Gallerand. Selon elle, celui-ci n'aurait pas résidé assez longtemps dans la préfecture de l'Orne pour être éligible.
En effet, Gallerand, ancien directeur de cabinet de la ville, a jusqu'à présent résidé dans une commune voisine. Douvry argue que les seules preuves fournies sont une quittance de loyer manuscrite datant de décembre, sans autre corroboration, comme des factures d'énergie. Ce manque de transparence a mené à un recours devant le tribunal, dont le verdict sera dévoilé ce vendredi à 15 heures.
Dans un communiqué, le camp de Gallerand se montre confiant, affirmant que "les arguments juridiques que nous avons présentés démontrent que cette requête est totalement infondée". Les experts politiques s'interrogent sur les répercussions de cette situation : si la candidature de Gallerand est annulée, la liste entière pourrait se retrouver disqualifiée, tandis qu'un rejet du recours pourrait permettre à la campagne de reprendre son cours normal, mais aurait sans doute des effets sur la dynamique politique locale.
Comme le rapporte Le Monde, cette joute juridique ajoute une couche de tension à une campagne déjà très disputée, alors que le premier tour approche rapidement. Les implications vont bien au-delà de cette seule élection : elles mettent en lumière la question de l'authenticité des candidats et l'importance de leur ancrage local. En cette période préélectorale, la confiance des électeurs pourrait être mise à l'épreuve.







