La dynamique politique à Pithiviers s'intensifie à l'approche des élections municipales de mars 2026. Après la déclaration d'Anthony Brosse, c'est au tour de Maxime Buizard, âgé de 33 ans et ancien militant Les Républicains, d'annoncer sa candidature. Désormais sans étiquette, il souhaite se distancier de la gestion actuelle de la ville sous Philippe Nolland.
Maxime Buizard, président de la chambre régionale d'agriculture du Centre-Val de Loire, a déjà occupé un poste au conseil municipal avant de s'en retirer. En 2020, il avait tenté de mener sa propre liste, mais n'avait pas réussi à s'imposer en raison de la présence d'autres candidats aux idées similaires. Cependant, cette fois, il a l'intention de ne pas répéter les erreurs passées et a constitué une équipe hétérogène, rassemblant à la fois des novices et des expérimentés.
Au cœur de son programme se trouve le désir de rompre avec l'héritage de Philippe Nolland, qu'il qualifie de catastrophique. Il critique notamment la hausse des impôts locaux prévue en 2024, malgré les promesses antérieures de ne pas les augmenter. D'autres projets controversés, comme ceux liés à une nouvelle école de musique, sont également au centre de ses préoccupations. « Il est essentiel de changer le cap en écoutant attentivement les besoins des habitants, » souligne Buizard.
Sa liste, nommée 'Pithiviers rassemblé', se concentre sur trois priorités : une gestion financière rigoureuse, l'entretien des espaces publics et le renforcement de la sécurité. Il propose de réduire le nombre d'adjoints de 8 à 5 et de diminuer les indemnités des élus, tout en s'engageant à diminuer les impôts dès le début de la mandature.
De plus, Buizard a affirmé qu'il poursuivra son rôle à la chambre régionale d'agriculture en parallèle de son mandat municipal, une position qui lui permet de garder un lien fort avec les enjeux agricoles de la région. Il met en lumière qu'un bon maire ne se mesure pas à ses heures passées à la mairie, mais à son engagement et son intégrité.
La compétition s'annonce serrée à Pithiviers, avec une troisième liste de gauche également en préparation, dirigée par le collectif 'Pithiviers maison commune', qui vise à promouvoir des projets axés sur le développement durable et la solidarité. Thierry Stromboni, conseiller municipal d'opposition, a déjà commencé à rassembler son équipe pour challenger les deux autres candidats.
Alors que les élections s'approchent, la lutte pour le contrôle de Pithiviers commence à s'intensifier. Les annonces récentes témoignent d'un changement de ton dans le paysage politique local, avec des ambitions renouvelées et des critiques acerbes contre la gestion passée.







