Le tribunal administratif de Bordeaux a tranché ce mardi 9 juin : les élections municipales du 15 mars, dans le plus petit village de France, Castelmoron-d'Albret, ont été annulées. Le maire, François Migaud, a jusqu'à un mois pour saisir le Conseil d'État, marquant une étape cruciale dans cette affaire électorale.
François Migaud a réagi à cette décision avec un certain fatalisme, déclarant : « S'il faut revoter, on revotera. » Ce petit village, avec seulement une cinquantaine d'électeurs, voit les tensions politiques croître alors que l’opposition, dont les votes ont été invalidés pour des raisons administratives, réclame justice. La rapporteure avait souligné que l'absence d'information sur la nationalité d'une candidate portugaise devait se faire au détriment des droits des électeurs.
Hélène Fronty, membre de l'opposition, s'est réjouie de cette décision, affirmant : « Je viens de faire le tour du village, je crois que c'est une bonne chose. » Elle prévoit même d'attirer davantage de candidats pour sa liste et promet un « conseil municipal de réconciliation » pour unifier les forces de la commune après ces turbulences électorales.
La situation à Castelmoron d'Albret s'inscrit dans un contexte plus large, où des incidents similaires se produisent dans d'autres communes en France, comme le souligne France 3 Nouvelle-Aquitaine. Les élus locaux et les électeurs doivent faire face à des enjeux de gouvernance et d'intégrité électorale, remettant en question la confiance envers les institutions représentatives.
Pour l’instant, tout repose entre les mains du maire. Le Conseil d'État se penchera sur le recours si celui-ci est déposé, et cela marquera une nouvelle page dans l’histoire électorale de ce village pittoresque.







