Lors du dernier procès lié au financement libyen, l'avocat de Claude Guéant a réagi fermement aux accusations portées par Nicolas Sarkozy. En réponse à la mise en cause de son client, Me Philippe Bouchez El Ghozi a déclaré à l'AFP : "La mémoire revient parfois quand on est mis en cause." L'ancien secrétaire général de l'Élysée, qui ne peut pas assister à l'audience pour des raisons de santé, est prêt à fournir un complément d'attestation en cas de nouvelles attaques de son ancien patron.
Me Bouchez El Ghozi a précisé que la rupture entre Guéant et Sarkozy a été provoquée par l'ancienne présidence, notant que Sarkozy avait auparavant peint Guéant comme un "honnête homme". Cette volte-face interpelle beaucoup, révèlent plusieurs analystes, y compris Le Monde qui souligne que cette nouvelle stratégie semble viser à minimiser Sarkozy's implication dans les affaires litigieuses liées à la Libye.
Un revirement inattendu
Le changement de cap de Nicolas Sarkozy, jugé surprenant, semble être une tentative délibérée de se dédouaner des lourdes accusations. Selon l'avocat de Guéant, ce retournement vise à faire émerger une version des faits où Guéant aurait agi sans aucune directive. "Tout ce que Guéant a accompli a toujours été dans le cadre de ses fonctions et sur demande de Nicolas Sarkozy", insiste Me Bouchez El Ghozi.
Dans un contexte où Sarkozy fait face à des accusations graves, y compris une condamnation antérieure à cinq ans de prison, il est probable que sa stratégie de mise en cause de Guéant lui coûtera cher devant la justice. En effet, l'avocat de Guéant a averti que chaque nouvelle accusation pourrait entraîner un renforcement de la défense de son client. Cela démontre non seulement la tension entre les deux hommes, mais aussi les implications juridiques qui en découlent.
Les experts juridiques, cités par Libération, affirment que ces manœuvres audacieuses de Sarkozy pourraient se retourner contre lui, aggravant ainsi sa position dans cette affaire déjà complexe.
Ce procès libyen risque de révéler des facettes inattendues des relations entre ces figures de la politique française, alors que le public attend avec impatience les prochaines révélations de cette affaire hautement médiatisée.







