Lors d'une intervention publique le 30 mars, Donald Trump a fait valoir qu'il avait réussi à obtenir un "changement de régime en Iran". Il a attribué cette situation aux frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël, tout en annonçant que des négociations avec les nouvelles autorités iraniennes permettraient d'acheminer 20 cargos pétroliers à travers le détroit d'Ormuz dans les jours à venir.
Ces propos surviennent dans un contexte de tension croissante aux États-Unis face à la possibilité d'un enlisement prolongé au Moyen-Orient. Les prix du pétrole ont ainsi connu une forte hausse, et Wall Street a enregistré une chute la semaine précédente.
Les objectifs militaires de la stratégie adoptée par Trump restent flous, d'autant plus que des milliers de soldats américains ont récemment été déployés dans la région. Néanmoins, Trump maintient qu'un accord de paix pourrait être à portée de main.
"Je suis convaincu que nous allons conclure un accord avec eux, j'en suis presque certain", a-t-il martelé lors d'une déclaration à bord d'Air Force One.
Le président américain a tenté de rassurer les observateurs en déclarant avoir déjà modifié la dynamique de pouvoir à Téhéran, suite à l'élimination du Guide suprême Ali Khamenei et de nombreux dirigeants iraniens.
"Nous avons effectivement constaté un changement de régime, le premier a été décimé, et leur leadership est largement anéanti", a affirmé Donald Trump lors d'une conférence de presse. Il a également mentionné qu’après la mort de Khamenei, son fils Mojtaba, supposé lui succéder, n’a pas été vu et la situation est incertaine.
Un nouveau régime en Iran ?
Trump a estimé que cette conjoncture avait donné lieu à un "troisième régime" en Iran. "Nous interagissons avec des individus différents, ce qui constitue un véritable changement par rapport au passé", a-t-il ajouté.
Il a également souligné que les responsables iraniens avaient convenu de lever légèrement les restrictions autour du détroit d'Ormuz, vital pour le transport de 20 % du pétrole mondial, paralysé depuis le début du conflit.
"Ils nous ont accordé, par respect, la permission de faire passer 20 grands pétroliers dans le détroit d'Ormuz, à partir de demain", a-t-il conclu. D’après les estimations de l'expert en politique internationale Jean-Pierre Raffarin, la situation en Iran fait écho à une instabilité profonde et pourrait avoir des conséquences durables sur la région.







