Les récentes actions des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, notamment durant la prise d’El-Facher au Darfour, sont qualifiées de « crimes contre l’humanité » dans un rapport publié par Amnesty International. L’ONG met en lumière les violations flagrantes des droits humains qui continuent de se produire, appelant à une intervention internationale urgente. Selon leur évaluation, les FSR, paramilitaires impliqués dans un conflit intense avec l'armée soudanaise, pourraient être responsables de ce qui pourrait être qualifié de nettoyage ethnique.
Le rapport fournit des témoignages poignants de près de 250 victimes et observen-teurs des atrocités survenues entre 2024 et 2025. Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty International, a exprimé des préoccupations concernant le sort des populations civiles, incitant les nations à freiner l'approvisionnement en armes destiné aux Émirats arabes unis, un soutien crucial aux FSR.
« Les FSR ont multiplicité les massacres et les attaques systématiques sur les villages et camps de déplacés, visant majoritairement la communauté Zaghawa », précise le rapport. Des témoignages font état d'enlèvements et de violences sexuelles, en particulier envers les enfants, qui sont particulièrement vulnérables dans ce contexte. La guerre, selon Callamard, ne vise pas seulement les infrastructures mais s’attaque directement aux communautés civiles, amplifiant un cycle de violence et de souffrances.
Un bilan alarmant
Amnesty International attribue également la famine qui sévit dans la région aux sièges orchestrés par les FSR, qui ont causé des milliers de morts, notamment lors de l'assaut d’El-Facher. « Le conflit au Soudan est une tragédie humaine ; une tache sur notre conscience collective », a ajouté Callamard.
Les données de l'ONU révèlent que le conflit a engendré des millions de déplacés et des dizaines de milliers de morts, ce qui questionne l'engagement de la communauté internationale à protéger les civils.
Les experts s'accordent à dire que sans intervention rapide et efficace, la situation pourrait se détériorer davantage. Cela soulève des interrogations sur l'indifférence des puissances mondiales face aux violations massives des droits humains. Au fur et à mesure que la violence persiste, l'appel d'Amnesty à un soutien international témoigne de l'urgence d'agir pour sauver des vies.







