Le 30 juin, Melat Kiros a réalisé un exploit en battant la députée démocrate sortante Diana DeGette par 51 % contre 41 %, mettant ainsi fin à trois décennies de représentation dans la circonscription de Denver, Colorado. Si elle l’emporte lors des élections de novembre contre la candidate républicaine, elle deviendra la première femme de la génération Z à siéger au Congrès des États-Unis, renforçant la dynamique progressiste au sein du Parti démocrate.
Née à Addis-Abeba et ayant grandi à Aurora, près de Denver, Melat Kiros a acquis une formation solide en obtenant un master en droit à l'Université Notre-Dame et un doctorat en affaires publiques à l'Université du Colorado. Elle milite pour l'instauration d'un système de santé universel (Medicare for All) et l'abolition de l'ICE, tout en critiquant le financement des campagnes par de grands groupes d'influence. Sa position ferme sur des sujets sensibles, tels que le traitement de la crise à Gaza, l’a également fait se démarquer de la députée sortante.
Symbole des nouvelles générations
En tant que jeune femme immigrée et racisée, Melat Kiros incarne une nouvelle ère politique aux États-Unis. Son ascension met en évidence l'émergence de leaders qui se détachent des anciens, écho de la montée en puissance de Bernie Sanders en 2016. Un récent sondage a révélé que des figures comme Alexandria Ocasio-Cortez et Zohran Mamdani continuent d’influencer le paysage politique américain.
Le 4 août prochain, d'autres candidats progressistes, comme Abdul El Sayed dans le Michigan, se préparent à défier l’establishment lors des primaires démocrates. Bien que Sayed soit actuellement favori dans les sondages, il devra faire face à des adversaires bien financés, incluant le lobby pro-Israël, Aipac, qui soutient sa principale opposante, montrant ainsi que la bataille pour un avenir politique progressiste ne fait que commencer.







