Le pétrolier TotalEnergies dévoile les chiffres alarmants liés à son initiative de plafonnement des prix des carburants, qui a entraîné un impact financier d'environ 200 millions d'euros depuis le début des tensions au Moyen-Orient. Depuis février 2026, l'entreprise a instauré un tarif maximal pour ses stations-service, garantissant un prix à 1,99 € pour l'essence et 2,09 € pour le gazole, des tarifs bien inférieurs à ceux pratiqués par la grande distribution.
Ce plafonnement, mis en place pour contrer la flambée des prix du pétrole, a même été ajusté à 2,25 € pour le gazole durant les moments les plus critiques. Cette démarche a permis à TotalEnergies d'attirer un nombre considérable de clients, pourtant la stratégie n’est pas sans controverses.
Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a témoigné devant la commission des Finances ce mercredi. Avec étonnement, il a exprimé son incompréhension face aux critiques qui visent son entreprise pour cette mesure. "Recevoir des critiques alors que nous sommes les seuls à avoir fait cela... j'avoue avoir du mal à la comprendre", a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux, soulignant le coût important que cela représente pour l'entreprise.
Dans un contexte de fluctuations du marché, la récente signature d’un accord entre les États-Unis et l'Iran a permis une baisse des cours du pétrole sous la barre des 80 dollars le baril, un recul qui reste invisible à la pompe pour le moment.
Pouyanné a également indiqué qu’il pourrait envisager de mettre un terme à cette initiative, si celle-ci était jugée "insuffisante" face aux attentes croissantes des consommateurs et des opinions publiques.
La situation reste complexe pour le géant pétrolier qui navigue entre des impératifs économiques et une pression sociétale en pleine évolution, illustrant les défis majeurs auxquels il doit faire face dans un marché en constante mutation.







