Invité sur M6, Frédéric Ploquin, auteur de Epstein, les secrets de la filière française, explore les facettes françaises de l’affaire Epstein, révélant comment le financier déchu a mis en place des mécanismes pour garantir le silence de ses victimes, même après sa mort.
« Jeffrey Epstein a minutieusement orchestré chaque aspect de son empire criminel. Absolument tout, » affirme Frédéric Ploquin. Dans son ouvrage publié le 20 mai dernier, il soulève des questions cruciales sur les ramifications françaises du scandale, dont les origines remontent aux États-Unis, où Epstein a été initialement dénoncé. Dans son passage sur 20.10 d'Anne-Sophie Lapix, Ploquin met en lumière les arrangements qu'Epstein avait pris pour s'assurer de la complicité silencieuse de ses victimes.
Ploquin, reconnu comme expert en criminologie, souligne que le pédocriminel disposait d'une armée d'avocats qui ont continué à gérer ses affaires même après sa mort dans une prison new-yorkaise en 2019. « Il avait la volonté de préserver son emprise, » explique-t-il. Parmi ces avocats, il fait mention d'une avocate française résidant en Belgique, dont l'identité demeure secrète mais qui a joué un rôle clé dans ce sombre engrenage.
Des versements d'argent contre le silence
Dans sa recherche, Frédéric Ploquin a particulièrement étudié les ramifications françaises de l’affaire. La publication récente de milliers de documents judiciaires par les États-Unis a permis de mieux comprendre les relations tissées par Epstein tout au long de sa carrière. En France, il a largement compté sur Jean-Luc Brunel, un agent de mannequins souvent décrit comme son proxénète, suscitant des allégations graves contre lui. Pour Ploquin, Paris représentait le cœur névralgique de l'empire d'Epstein, un réseau profondément ancré qui continue d’interroger la société sur la résilience des abus au sein des cercles de pouvoir.







