Le 27 mai dernier, le gouvernement américain a classé le Comando Vermelho et le Primeiro Comando da Capital parmi les « organisations terroristes étrangères », un acte qui ne convient pas au gouvernement brésilien, qui y voit une ingérence.
Les déclarations du secrétaire d'État américain Marco Rubio expriment la gravité de cette décision. Selon lui, ces deux groupes sont « parmi les plus violents du pays » et ont orchestré de nombreux actes de violence incluant des attaques sur des forces de l'ordre et des civils. Leurs activités s'étendent également bien au-delà des frontières du Brésil, touchant l'ensemble de la région.
Cette classification, qui prendra effet le 5 juin, empêche les membres de ces gangs d'entrer aux États-Unis et bloque toute transaction financière les impliquant, ce qui pourrait également ouvrir la voie à une intervention militaire, comme l'a déjà observé le Journal du dimanche.
Demande de Flavio Bolsonaro
Flavio Bolsonaro, candidat à la présidence brésilienne et fils de l'ancien président, a rencontré Donald Trump à la Maison-Blanche récemment pour demander cette désignation officielle. Son appel s'inscrit dans le cadre d'une escalade des tensions politiques au Brésil, où les violences liées à ces gangs sont de plus en plus préoccupantes.
Actuellement, Flavio Bolsonaro est confronté à des défis politiques importants, alors qu'il s'oppose à Luiz Inacio Lula da Silva, le président en fonction. Les tensions se sont intensifiées, surtout avec la perception que ces gangs représentent une menace sérieuse pour la sécurité publique.
La réaction du gouvernement brésilien est forte, avec des déclarations affirmant que cette décision pourrait avoir des impacts négatifs sur les relations entre les deux nations. Les membres de l'exécutif brésilien s'inquiètent des conséquences que ce statut pourrait entraîner, notamment une possible ingérence militaire des États-Unis dans les affaires brésiliennes.







