Ce jeudi, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pascal Confavreux, a indiqué que les 37 ressortissants français, qui avaient été retenus par les autorités israéliennes, sont désormais en route pour Istanbul. Ils ont été placés dans des aéronefs affrétés par la Turquie.
"À leur arrivée à Istanbul, un poste consulaire les attendra pour leur apporter toute l'aide nécessaire afin de faciliter leur retour en France", a précisé Confavreux.
Les autorités israéliennes, quant à elles, ont annoncé l'expulsion de tous les militants étrangers à bord de la flottille. Oren Marmorstein, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, a déclaré : "Israël n'acceptera aucune violation du blocus naval en vigueur à Gaza".
Suivi du consulat
Confavreux a informé que le consulat général de France à Tel-Aviv a établi un contact avec les ressortissants et leurs familles depuis hier. Bien que l'assistance consulaire ait d'abord été demandée, elle a été refusée en raison de la prise en charge immédiate des Français par les autorités israéliennes.
Le porte-parole a également condamné le traitement réservé non seulement aux Français, mais à tous les participants de cette opération humanitaire.
Réactions en Israël
Suite à une vidéo controversée montrant des militants à genoux, les autorités israéliennes ont fait face à une vague de critiques, y compris de la part de leur propre ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar. Dans un échange sur les réseaux, il a fustigé le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, pour avoir mis en péril l'image d'Israël.
Le ministère français a confirmé que l'ambassadeur israélien en France a été convoqué afin de discuter de cette situation troublante.
Il est clair que cette affaire n’atteindra pas seulement les rives de Gaza, mais elle relance également des débats sur les droits humains et la conduite des autorités dans les zones de conflit.







