Le 19 mai, l'armée nigériane a annoncé avoir éliminé 175 combattants de l'État islamique (EI) lors d'une série de frappes aériennes réalisées en collaboration avec les États-Unis dans le nord-est du pays. Ces actions militaires ont aussi conduit à la destruction de plusieurs infrastructures essentielles, comme des postes de contrôle, des caches d'armes et des centres logistiques utilisés par les djihadistes.
« Nous avons frappé un coup dur à l'EI », a déclaré Samaila Uba, porte-parole de l'armée nigériane. « Ces frappes ont non seulement éliminé des militants, mais ont également démantelé leurs réseaux financiers et logistiques », a-t-il précisé.
Cette opération fait suite à la mort, samedi précédent, d'Abou Bilal al-Minuki, un chef djihadiste fortement influent. L'armée, lors d'une action combinée avec les États-Unis, l’a tué dans un village du nord-est, une victoire saluée par le président nigérian Bola Tinubu, qui a exprimé sa gratitude envers le soutien militaire américain, clamant son désir de « frappes encore plus déterminantes contre toutes les enclaves terroristes ».
Attaques meurtrières
Depuis 2009, le Nigeria fait face à une violente insurrection djihadiste, qui a causé plus de 40 000 décès et deux millions de déplacés, rapportent les Nations Unies. Ce conflit a vu l'émergence de Boko Haram et du groupe État islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), qui ont intensifié leurs attaques récemment, ciblant des villages et des postes de sécurité, ce qui a mené le président Tinubu à instaurer un état d'urgence sécuritaire.
La coordination entre les forces américaines et nigérianes, notamment l'envoi d'environ 200 soldats au Nigeria pour le soutien et la formation des troupes locales, montre l'ampleur de la menace posée par ces groupes. Le président américain a également qualifié les chrétiens du Nigeria de « persécutés », une affirmation qui est contestée par les autorités nigérianes, soulignant que les violences touchent aussi bien chrétiens que musulmans.
Alors que Boko Haram et Iswap continuent de menacer la sécurité de la région, les efforts conjoints entre le Nigeria et les États-Unis pourraient être la clé pour contrer cette menace croissante.







