La free party qui se déroule près de Bourges attire entre 17.000 et 40.000 participants depuis vendredi, sans incidents majeurs, alors que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, doit se rendre sur place ce dimanche matin. Les autorités ont exprimé depuis le premier jour de l'événement de vives inquiétudes concernant la dangereuse zone de tir militaire investie par les fêtards.
Samedi soir, l'intervention des forces de l'ordre et de démineurs de la direction générale de l'armement (DGA) a été signalée suite à la découverte d'un obus à proximité du site, selon la préfecture du Cher. Un recensement précautionneux a indiqué qu'environ 17.000 personnes étaient encore présentes ce dimanche à 07h30, bien que certains collectifs, comme Tekno Anti Rep, estiment que le nombre de festivaliers pourrait atteindre 35.000 à 40.000.
Les organisateurs ont choisi cette zone militaire, non pas par hasard, mais comme un acte de contestation contre la politique jugée répressive de l'État envers les free parties et une loi restrictive actuellement débattue au Parlement.
Laurent Nuñez se rendra sur le site pour superviser le dispositif de secours qui mobilise environ 600 gendarmes et 75 pompiers. Un bilan préliminaire indique que 54 personnes ont eu besoin d'assistance médicale depuis le début de l'événement.
Les contrôles effectués ont mené à 250 verbalisations pour rassemblement illégal et 75 pour détention de stupéfiants, parmi d'autres infractions. Quatre personnes ont même été placées en garde à vue. Les autorités rappellent la dangerosité de la zone, déjà utilisée pour des tirs militaires depuis plus d'un siècle, mettant en garde les teufeurs contre les munitions non explosées.
Sur les réseaux sociaux, les organisateurs du Teknival diffusent des messages de prudence, conseillant aux festivaliers de ne pas allumer de feux, de ne pas creuser et d’éviter de ramasser des objets sur le site.







