Ce jeudi 30 avril, l'armée israélienne a intercepté une partie de la "Flottille mondiale Sumud" qui tentait de briser le blocus de Gaza, au large de la Crète. Selon les autorités israéliennes, 175 militants, comprenant 11 Français et 24 Italiens, ont été arrêtés dans des eaux internationales.
Ce qu’il faut retenir :
L'armée israélienne a intercepté une flottille au large de la Crète, arrêtant au moins 175 militants, dont des Français.
Parmi les arrestations, figure Raphaëlle Primet, élue PCF à Paris, qui a fait l'objet de critiques qualifiant l'opération de "kidnapping".
Une trentaine d'autres navires continuent leur chemin vers Gaza après l'interception des forces israéliennes.
Cette opération soulève des inquiétudes parmi les militants et les gouvernements concernés. Hélène Coron, représentante de la Flottille mondiale Sumud, a rapporté lors d'une conférence de presse en ligne que « nos embarcations ont été abordées par des forces militaires israéliennes qui se sont identifiées. » Elle ajoute que les intervenants ont pointé des armes et ont ordonné aux passagers de se placer à l'avant des bateaux dans une position humiliante.
« Jamais auparavant une telle intervention n'avait eu lieu si loin des côtes israéliennes », déclare Yasmine Scola, un membre de l'équipage, soulignant les implications d'un acte qualifié de "kidnapping" par les organisateurs. Ces derniers ont prévu d'envoyer des fournitures essentielles telles que des denrées alimentaires et du matériel scolaire.
Une trentaine de bateaux toujours en route
Selon les communications officielles, parmi les Français détenus se trouve Raphaëlle Primet, qui a été l'objet d'une demande d'intervention rapide par le Parti Communiste français. Fabien Roussel, son dirigeant, a insisté auprès du ministre des Affaires étrangères pour que des mesures soient prises afin d'assurer la libération des captifs.
De son côté, le gouvernement italien a également réagi, exigeant la libération immédiate de ses nationaux. Oren Marmorstein, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, a justifié cette incursion : « L'opération a été menée pacifiquement dans un cadre légal pour prévenir toute violation du blocus de Gaza. »
Des vérifications effectuées par l'AFP, sur la base d'informations de navigation, confirment que les bateaux ont bien été interceptés dans la zone économique exclusive grecque. Environ trente autres embarcations continuent leur route, principalement au sud de la Crète.
Pas la première flottille interceptée
Ce n'est pas la première fois que de telles interceptations se produisent. En 2025, une opération similaire avait attiré l'attention internationale, et selon des données des organisateurs, 22 des initialement 58 navires avaient été maîtrisés par les forces israéliennes, déclenchant des réserves et des critiques au niveau mondial. Les organisateurs avaient alors perdu contact avec plusieurs d'entre eux.
Cette flottille, partie de Marseille, Barcelone et Syracuse, avait comme objectif de fournir une aide humanitaire à Gaza, sous blocus israélien depuis 2007. De plus, les tensions entre Israël et le Hamas ont exacerbé les problèmes humanitaires, enraignant les perspectives de paix dans cette zone déjà instable.
Les militants, qui incluent des figures notables comme Greta Thunberg, ont allumé une étincelle d'indignation non seulement en France mais aussi en Europe, à travers des appels à la libération de tous les détenus et à un respect plus strict des droits humains en mer Méditerranée.







