L'Organisation Cantonale Valaisanne des Secours a décidé de porter plainte après la diffusion non autorisée de fichiers audio d'appels d'urgence, émis durant la nuit tragique du Nouvel An. Ces fichiers, bien que non liés directement à l'incendie d'un bar survenu à Crans-Montana, ont été intégrés au dossier et diffusés par certains médias, suscitant l'indignation des autorités.
Le quotidien suisse SonntagsZeitung, qui a révélé le scandale, indique que la plainte inclut des accusations de violation du secret professionnel, ainsi que de la loi sur la protection des données. L’Organisation Cantonale Valaisanne des Secours a confirmé avoir déposé une plainte pénale contre X et a déclaré à l’AFP : « La procédure étant entre les mains de la justice, nous ne ferons pas de commentaires supplémentaires ».
Les fichiers audio, non isolés des autres communications avant leur transmission, ont été partagés avec des avocats, puis publiés dans la presse, même en France. Ce développement intervient alors que des auditions sur l’incendie doivent reprendre, avec une attention particulière portée sur Jacques Moretti, co-propriétaire du bar, dont l'audition, prévue initialement le 7 avril, a été reportée pour des raisons de santé.
Cette tragédie, qui a coûté la vie à 41 personnes et blessé 115 autres, met en lumière des manquements graves aux normes de sécurité. En effet, la commune n'aurait pas effectué les contrôles d'incendie requis depuis 2019, alors que ces vérifications doivent être réalisées chaque année. En parallèle, d'autres inculpés, y compris des responsables municipaux, sont également sur le banc des accusés, signe d'une crise de confiance qui secoue la commune de Crans-Montana.
Les questions sur d'éventuelles responsabilités demeurent en suspens, alors que le ministère public du Valais s'efforce de faire la lumière sur cette affaire complexe et douloureuse. L'opinion publique est en émoi et attend avec impatience les résultats de l'enquête.







