Une quarantaine d’avocats se sont mobilisés devant le palais de justice de Tours, mardi 19 mai 2026, pour dénoncer le projet de loi SURE du garde des Sceaux.
Mardi 19 mai 2026, une quarantaine d'avocats se sont à nouveau rassemblés devant le palais de justice de Tours, unis dans leur opposition au projet de loi concernant la justice criminelle.
Malgré une récente inflexion du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui a retiré du projet les viols et les crimes passibles de la cour d'assises du champ d'application du plaider-coupable criminel, les avocats tourangeaux maintiennent une pression constante et poursuivent le mouvement initié début avril. Leur message reste clair : ils s'opposent fermement à ce projet, en l'état.
Atteintes graves
Les avocats occupent l'espace public et entreprennent une grève partielle pour contester d'autres dispositions du texte qui, selon eux, représentent des atteintes majeures aux droits de la défense et aux principes fondamentaux de la procédure pénale. Me Emmanuelle Descot, vice-bâtonnière du barreau de Tours, n'hésite pas à qualifier ces mesures d'« atteintes très graves ».
« Une fois le principe voté, il y a tout lieu de craindre qu'il ne s'agisse que d'une première étape avant une expansion progressive du dispositif », souligne l'avocate, rappelant que la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, conçue pour être exceptionnelle, a été étendue à de nombreux délits depuis 2011.
Dans ce contexte, la mobilisation des avocats continue de gagner en intensité, alors que de nombreuses voix du milieu juridique expriment des inquiétudes concernant l'impact que pourrait avoir cette réforme sur l'équilibre des droits en matière pénale.







