Un homme de 31 ans, déjà connu pour des délits routiers, a été interpellé en Seine-et-Marne pour avoir été flashé à 158 km/h au lieu des 90 km/h autorisés. Ce trentenaire, identifié sous le prénom David (nom modifié), a été arrêté par la police alors qu'il circulait sur la D 360, à Mareuil-lès-Meaux, ce dimanche 19 avril.
Les forces de l'ordre ont, dans un premier temps, enregistré une vitesse de 150 km/h, une violation manifeste des limites de vitesse, surtout pour un conducteur déjà sous probation pour des infractions similaires. Il a été jugé lundi 20 avril par le tribunal correctionnel de Meaux, inculpé pour récidive d’excès de vitesse d’au moins 50 km/h, conduite en état d’ivresse et refus de se soumettre à un contrôle d'alcoolémie.
Devant le tribunal, David a affirmé qu'il ne réalisait pas qu'il roulait si vite, justifiant son refus de se soumettre au test d’alcoolémie par la peur de perdre son permis, étant donné son statut probatoire. La présidente du tribunal, Cécile Moine, lui a demandé : « Pourquoi rouliez-vous aussi vite ? » Sa réponse a semblé peu convaincante, soulignant l’inconséquence de ses actes.
L’alcool, « poison mortel et vice absolu »
Le juge d'application des peines a fait remarquer les efforts déjà réalisés par David au cours de l'année écoulée. Il a pour la première fois un emploi stable et a diminué sa consommation d’alcool, tout en ayant arrêté le cannabis. Cela a conduit la magistrate à s'interroger sur sa dynamique de progrès face à cette nouvelle faute.
Me Maxime Serverian, l'avocat de la défense, a reconnu les défis liés à l'alcool, le qualifiant de « poison mortel et vice absolu », tout en évoquant la volonté de son client de changer : « Cela fait des mois qu’il essaie de s’en sortir. Il n’est plus dans la fuite en avant ». Il a plaidé pour que les juges tiennent compte de l'impact professionnel de la décision, demandant à ce que l’audience soit pédagogique.
Malgré les arguments de la défense, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet en condamnant David à six mois de prison avec sursis, en ajoutant deux mois en raison d'une révocation antérieure. Sa peine sera exécutée avec un bracelet électronique, et son permis de conduire a été annulé, avec possibilité de le repasser dans six mois. En outre, il se voit imposer une interdiction de conduire tout véhicule non équipé d'un dispositif antidémarrage. Enfin, un coup dur pour David : sa BMW série 3 a été confisquée par la justice.







