Le verdict tant attendu dans l'affaire du vol de précieuses pièces de porcelaine à l'Élysée se dévoilera ce jeudi 16 avril. L'ampleur du préjudice est évaluée à environ 375 000 euros, poussant le parquet à demander des sanctions lourdes : deux années derrière les barreaux pour les prévenus.
Ce texte est extrait d'une retranscription du reportage. Visionnez la vidéo complète pour plus de détails.
Dans cette affaire, le grand argentier de l'Élysée et son associé, antiquaire, sont accusés d'avoir dérobé environ 150 pièces de porcelaine, comprenant des assiettes, des tasses à café et des coupes de champagne Baccarat, toutes destinées à embellir les dîners officiels de la présidence. Parmi les objets pris figurent des assiettes ornées de motifs bleus et or, issues d'un service connu sous le nom de service aux oiseaux, qui date de 1872 et est d'une valeur inestimable.
2 ans d'emprisonnement et 10 000 € d'amende
"Une assiette représentant un modèle livré pour le palais, de 1861, s'est vendue pour 1 300 euros à Vienne. C'est choquant, car nous parlons de notre patrimoine commun. Tout comme le vol des bijoux au Louvre a suscité une onde de choc, cette situation est tout aussi absurde puisque ces objets sont pratiquement invendables", déclare Cyrille Froissart, expert en céramique ancienne. Ces pièces, estampillées du monogramme de l'Élysée et numérotées, ne peuvent effectivement pas être écoulées sur le marché noir, à moins qu'elles ne remontent à des périodes antérieures où des falsifications d'inventaires étaient possibles. Le parquet réclame donc jusqu'à deux ans de prison et 10 000 euros d'amende pour chacun des mis en cause.







