Un pompier de l'Indre, formateur des jeunes sapeurs-pompiers à Buzançais, sera jugé pour viol en juin 2026.
Un formateur des jeunes sapeurs-pompiers dans l'Indre est actuellement en détention provisoire depuis un an et huit mois, en attendant son procès pour viol. Ce mercredi 15 avril 2026, il a été annoncé que son audience est programmée pour lundi 29 juin 2026 devant la cour criminelle à Châteauroux. Bien qu'il soit présumé innocent, il devra faire face à des accusations de corruption de mineur de plus de 15 ans ainsi que de viols par une personne abusant de l'autorité due à son rôle, des faits commis entre 2021 et 2024. Les premiers incidents allégués auraient eu lieu lorsque la plaignante était âgée de 17 ans. Le procès devrait durer deux jours.
Les accusations incluent la tentative de corruption de la jeune sapeur-pompier dès janvier 2021, en lui offrant un string et en lui demandant d'embrasser sa femme sur la bouche, entre autres communications explicites envoyées par SMS.
La section JSP toujours en sommeil à Buzançais
Formateur depuis le milieu des années 2000, cet homme a pris sa retraite suite à la révélation des accusations portées contre lui. Son arrestation a entraîné la mise en sommeil de la section des jeunes sapeurs-pompiers (JSP) du centre de secours de Buzançais, tandis que les autorités cherchent à reconstituer une équipe d'encadrement. La réouverture de cette section n'a pas encore été définie, selon des informations fournies par la direction des pompiers. « Il est essentiel pour moi et pour le colonel Calimache, à la tête des pompiers de l’Indre, de protéger nos jeunes. C'est notre devoir, » a déclaré le président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours (Sdis), Marc Fleuret, peu après l'arrestation.
En réponse à ce scandale, le Sdis a également convoqué les parents des jeunes sapeurs-pompiers et a créé un questionnaire anonyme destiné aux adolescents et à leur famille pour recueillir toute situation préoccupante. Comme l'a souligné Marc Fleuret en septembre 2024, la direction du Sdis est déterminée à se constituer partie civile dans cette affaire.







