Les États-Unis mettent en péril l'approvisionnement électrique de l'Iran

La tension monte entre Téhéran et Washington autour des centrales électriques iraniennes.
Les États-Unis mettent en péril l'approvisionnement électrique de l'Iran
Les États-Unis ont menacé de cibler les centrales électriques iraniennes si le pays ne rouvrait pas d'ici lundi 23 mars au soir le crucial détroit d'Ormuz. Malgré sa riche réserve de pétrole et de gaz, l'Iran subit fréquemment des pénuries d'énergie dues à des infrastructures vieillissantes et aux sanctions internationales.

Après plus de trois semaines de conflit au Moyen-Orient, les infrastructures vitales de l'Iran se trouvent sous la menace de la coalition israélo-américaine. Alors que certains sites, comme l'usine d'enrichissement d'uranium à Natanz, ont déjà été attaqués, Washington a désormais tourné son attention vers les centrales électriques. Le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial, est au cœur des tensions. Si l'Iran ne l'ouvre pas, ses installations électriques pourraient devenir cibles des frappes américaines.

Avec plus de 90 centrales électriques, dont plusieurs côtoient le Golfe Persique, le pays dépend fortement de ces infrastructures pour sa production d'énergie. Selon l'agence d'État IRNA, environ 38 % de l'électricité est générée par des centrales à cycle combiné, suivies par celles à gaz à 26 %. Les énergies renouvelables ne représentent que 13 % de l'approvisionnement. L'énergie nucléaire n'apporte qu'1 % de la production, l'Iran ne possédant qu'une seule centrale opérationnelle, à Bouchehr, d'une capacité de 1.000 mégawatts.

Des conséquences redoutées

Téhéran, confronté à la sécheresse et à la hausse des températures estivales, se retrouve régulièrement en situation de rationnement d'électricité. Face aux sanctions et à l'âge avancé de ses infrastructures, le pays a parfois du mal à fournir l'énergie nécessaire à sa population, malgré ses vastes réserves de ressources fossiles.

La centrale de Damavand, la plus importante d'Iran, est située en bordure de Téhéran et génère près de 2.900 mégawatts. La deuxième plus grande, à Neka, produit 2.214 mégawatts, tandis que celle de Shahid Rajaï en génère 2.042 mégawatts. Ces installations, vitales pour le quotidien des Iraniens, sont désormais au cœur d'un bras de fer diplomatique et militaire.

En réponse aux menaces américaines, Téhéran a également averti qu'il pourrait frapper des infrastructures clés au Moyen-Orient, intensifiant ainsi le climat de tension dans la région. Les experts s'accordent à dire que toute escalade pourrait engendrer des conséquences catastrophiques non seulement pour l'Iran, mais pour l'ensemble de la région.

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