Cette décision intervient trois mois après le placement du groupe en liquidation judiciaire, et marque la fin d'une époque pour la marque emblématique. Pas moins de 36 offres de reprise avaient été déposées, mais aucune n'a été jugée viable par le tribunal. Selon des sources proches du dossier, les créances cumulées par Brandt, qui dépassent les 200 millions d'euros, ont pesé lourd dans la balance.
Les actifs de la société seront finalement vendus au groupe Cafom, spécialisé dans la distribution d'équipements pour la maison, notamment dans les territoires d'outre-mer. Cafom a proposé un montant total de 18,6 millions d'euros pour racheter plusieurs marques au sein de l'entreprise, dont Brandt, De Dietrich, Sauter et Vedette, ainsi que des stocks de pièces détachées. À cette occasion, Cafom est devenu le seul acteur à saisir l'opportunité, écartant ainsi tout espoir de relance industrielle.
Aucune offre de relance industrielle retenue par la justice
Les efforts des collectivités locales pour soutenir un projet de relance, porté par le groupe néo-calédonien Gladius, ont également été vain. Ce projet visait à reprendre tous les sites et à mettre en place un service après-vente, avec une relance potentielle de la production dans un délai de deux à trois ans à l'usine de Saint-Jean-de-la-Ruelle. Les ambitions de relance de ce type semblent désormais compromises, laissant un vide dans l'industrie locale.
Un autre projet de reprise, mené par l'entrepreneur Stéphan Français et son groupe Métavisio-Thomson, a également été écarté. Ce projet visait à continuer la production d'électroménager et d'électronique à Saint-Jean-de-la-Ruelle. Ces échecs successifs sont préoccupants pour l'avenir de l'emploi et de la production en France dans un secteur déjà en difficulté.
Les conséquences de la liquidation de Brandt résonnent bien au-delà des murs des usines. Il s'agit d'un coup dur pour toute l'industrie électroménager française, qui doit trouver des solutions inédites pour s'adapter à un marché en plein bouleversement.







