Alors que l'affaire Grok a provoqué une onde de choc, deux mois plus tard, l'actualité législative réagit. Les 27 États membres de l'UE se sont accordés sur un amendement visant à interdire la génération d'images intimes de personnes réelles sans leur approbation explicite. Ce changement fait suite à des révélations sur l'IA Grok, capable de créer des images dénudées de femmes et même de mineurs sur la plateforme X.
Introduite par la France et l'Espagne, cette nouvelle règle, qui sera intégrée au IA Act, vise à interdire les services reliant à la création d'images percutantes et non consensuelles, y compris les contenus pédopornographiques. Un communiqué du Conseil de l'UE a souligné l'importance de cette décision.
"Limiter le pouvoir que nous donnons à l'IA"
Simultanément, le Parlement européen prépare un amendement similaire, espérant l'adopter en commission dans les jours à venir. L'harmonisation des textes entre États membres et eurodéputés sera cruciale avant que le règlement puisse être diffusé.
"Ce n'est pas uniquement une réaction face à des scandales comme celui de Grok, mais une nécessité de circonscrire le pouvoir accordé aux intelligences artificielles", a déclaré Sergey Lagodinsky, eurodéputé allemand, membre des Verts.
Cette initiative trouve un écho dans l'ouverture d'une enquête supplémentaire de l'UE, suite au scandale. Devant la réaction publique, Elon Musk a pris la décision controversée de rendre certaines fonctionnalités de Grok payantes, une démarche critiquée par de nombreux experts comme "insultante pour les victimes".







