La Bourse de New York a terminé en baisse mercredi, affectée par la hausse continue des prix du pétrole, malgré l'annonce d'une libération des réserves stratégiques d'or noir, une mesure prise pour atténuer les impacts de la guerre au Moyen-Orient.
L'indice Dow Jones a enregistré une perte de 0,61 %, tandis que l'indice élargi S&P 500 a chuté de 0,08 %. À l'inverse, le Nasdaq, leader dans le domaine technologique, a légèrement gagné du terrain avec un accroissement de 0,08 %.
Mercredi, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont voté à l'unanimité pour débloquer 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques, une décision considérée comme la plus significative de l'histoire de l'agence. Cette annonce, couplée aux ambitions de certains dirigeants occidentaux d'intervenir dans le détroit d'Ormuz, a temporairement réduit les prix du pétrole, qui avaient atteint 119 dollars seulement quelques jours plus tôt, expliquent des analystes tels que Jose Torres d'Interactive Brokers.
Néanmoins, les prix du pétrole restent en forte augmentation, ayant grimpé de plus de 4,5 % mercredi après une chute antérieure. Actuellement, le baril coûte environ 20 dollars de plus qu'avant le début des conflits au Moyen-Orient.
Robert Yawger, analyste pétrolier chez Mizuho USA, a commenté que l'annonce de l'AIE manquait de clarté : « Nous n'avons que très peu d'informations sur les détails de cette libération, tels que la date d'entrée en vigueur ou la qualité du pétrole libéré. » Cette incertitude soulève des préoccupations, car les quantités libérées et la contribution quotidienne de chaque pays ne sont pas fournies.
La grande quantité de barils prêts à être débloqués signale que la situation au Moyen-Orient est particulièrement préoccupante. Le blocage des exportations d'hydrocarbures depuis cette région a exacerbé les tensions sur le marché pétrolier. Cette hausse des prix nourrit des craintes d'une aggravation de l'inflation et d'une détérioration de l'économie.
D'après Matthew Weller de Forex.com, cela « diminue les chances de voir la Réserve fédérale américaine réduire ses taux d'intérêt dans le premier semestre 2024. » Les marchés s'attendent désormais à un assouplissement possible de la politique monétaire en juillet ou septembre, au lieu de juin.
Avant l'ouverture du marché, des données sur l'indice des prix à la consommation (CPI) ont été publiées, confirmant les attentes, bien que ces chiffres soient antérieurs aux frappes israélo-américaines en Iran.
Sur le marché obligataire, le rendement des obligations à 10 ans a connu une légère hausse, atteignant 4,22 % contre 4,16 % la veille.
Du côté des entreprises, la chaîne de pizzerias Papa John's a vu son action grimper de 19,42 %, atteignant 38,86 dollars, à la suite de rumeurs selon lesquelles un fonds d'investissement souhaiterait l'acquérir pour 47 dollars par action. Parallèlement, Oracle a également connu un impact positif avec une hausse de 9,18 % à 163,12 dollars, après des résultats trimestriels meilleurs que prévu.
Les nouvelles d'un investissement de 2 milliards de dollars de Nvidia dans Nebius, spécialiste des infrastructures et services AI, ont également entraîné une hausse spectaculaire de 16,14 %, le portage à 111,84 dollars.







