Il est encore "trop tôt" pour envisager de nouvelles aides à l'achat de carburant, selon Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement. Cette déclaration fait suite à la montée des prix du baril de pétrole, qui a récemment dépassé les 100 dollars.
Interrogée sur RTL, Maud Bregeon a déclaré : "Aujourd'hui, il est trop tôt pour en parler. Nous étudions tous les scénarios possibles". Les préoccupations se multiplient concernant la flambée des prix de l'essence et du gasoil à la pompe, avec des partis comme le Rassemblement national appelant à une réduction des taxes sur les carburants, tandis que La France insoumise réclame un blocage des prix.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un "plan exceptionnel de 500 contrôles" dans les stations-service, gérés par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui aura lieu entre lundi et mercredi afin d'éradiquer les "hausses abusives des prix à la pompe".
Maud Bregeon a également programmé une rencontre avec les distributeurs à la fin de la semaine pour faire un point sur la situation. Elle a souligné qu'"il ne faut pas mettre tous les distributeurs dans le même panier, car certains respectent les prix". Néanmoins, elle a également noté des hausses de prix "trop précoces" et des "abus" potentiels.
"Notre devoir est de veiller à ce qu'il n'y ait pas d'abus, tant de la part des distributeurs que de l'ensemble de la chaîne de valeur" a-t-elle affirmé, ajoutant qu'elle n'hésiterait pas à dénoncer ceux qui profiteraient de la situation.
Concernant la disponibilité des ressources, la ministre a rassuré les citoyens : il n'y a "pas de risque de pénurie" en ce qui concerne le pétrole, le gaz ou l'électricité. En parallèle, alors que le prix du gaz en Europe a connu une forte augmentation, elle a voulu clarifier que le rachat de gaz russe n’est "en aucune façon" envisagé.
"Nous sommes dans une situation très différente de celle de 2022", a-t-elle précisé, mettant en avant le fonctionnement optimal du parc nucléaire français, qui diminue ainsi la dépendance au gaz par rapport à il y a quelques années.







